Environ 25 pompiers ont travaillé à sortir la victime du brasier et ensuite de maîtriser l'incendie.

Incendie à Alma: un homme perd la vie

Un homme de 93 ans a perdu la vie lors d'un incendie survenu dans une résidence privée de la rue Sacré-Coeur, à Alma. Quatre autres personnes sont parvenues à quitter le brasier sans blessure.
Un homme de 93 ans a perdu la vie lors d'un incendie survenu dans une résidence privée de la rue Sacré-Coeur, à Alma. Quatre autres personnes sont parvenues à quitter le brasier sans blessure.
La Sûreté du Québec refusait toujours de dévoiler l'identité de la victime, mardi soir.
Les flammes auraient pris naissance vers 2 h 45 dans la nuit de lundi à mardi au 171 Sacré-Coeur. Si une femme et trois autres personnes sont parvenues à sortir rapidement, l'homme de 93 ans n'a pas eu la même chance.
« Nous confirmons qu'il y a un décès dans cet incendie. Nous ne connaissons pas la cause de l'incendie. Ce sont les experts qui pourront le déterminer », précise Jean Tremblay, porte-parole de la Sûreté du Québec pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Les flammes ont fait rage durant plusieurs minutes dans la nuit de lundi à mardi.
Des experts en analyse d'incendie ont passé une bonne partie de la journée à étudier les lieux de l'incendie mortel.
L'escouade des crimes majeurs de la SQ s'est rendue sur les lieux de l'incendie mortel afin de vérifier toutes les hypothèses et confirmer que l'homme n'a pas été victime d'un crime.
Le chef aux opérations du Service des incendies d'Alma, Bernard Dallaire, n'a pas d'idée pour le moment sur ce qui a pu se produire.
« Nous sommes toujours à la recherche du point d'origine de l'incendie. Pour l'instant, je ne peux en dire plus », précise M. Dallaire.
Selon les informations qui circulent, il ne s'agirait pas d'un geste criminel. L'incendie pourrait être d'origine électrique ou accidentelle.
La dame a tenté de sauver l'homme, qui demeurait dans la maison de son fils, mais n'y est pas parvenue. La porte de la chambre était barrée.
« À notre arrivée, on nous a dit qu'une personne était manquante. Comme notre objectif était de secourir cette personne, cela a fait en sorte que nos délais d'intervention ont été assez courts. La personne était notre priorité. Au moment où nous l'avons sorti de la maison, l'homme était inconscient », de noter M. Dallaire.
« Une fois que la personne a été évacuée, nos sapeurs (environ 25) ont pu travailler à combattre l'incendie », d'ajouter le chef aux incendies.
La nouvelle de la mort d'un citoyen de la rue Sacré-Coeur a fait rapidement le tour des voisins. Les gens étaient attristés.
« Quelques minutes après l'incendie, la dame était sur le trottoir et criait à l'aide. Ce n'était pas facile ce qu'elle vivait. Les intervenants des services d'urgence ont bien tenté de réanimer l'homme, mais il ne semblait pas possible d'y arriver. L'ambulance est repartie plusieurs minutes après et sans sirène. Ça voulait tout dire », a raconté un témoin.
Raymond Martel, un voisin de la famille, a été réveillé par les gyrophares des voitures de police et des camions de pompier.
« J'ai l'habitude d'écouter la télévision et de m'endormir sur le divan. Vers 2 h du matin, je me suis réveillé et je suis allé me coucher dans mon lit. Mais vers 3 h, j'ai aperçu les lumières des véhicules d'urgence. Je suis sorti de la maison, mais je ne suis pas resté longtemps dehors, car la fumée et la chaleur étaient trop intenses », précise l'homme de 77 ans. 
« Je sais que l'homme de 93 ans est décédé. Ça faisait un bout de temps que je ne l'avais pas vu. À ma connaissance, ce n'était pas un homme qui était malade. Mais à 93 ans, on peut penser que c'est plus difficile de se déplacer », a-t-il repris.
Sa conjointe a indiqué que « le mari de la dame travaillait de nuit pour faire exprès », laissant voir qu'il n'a pas été en mesure de leur apporter de l'aide.
Une autopsie pourrait être pratiquée sur le corps de la victime afin de déterminer les causes de son décès.