Ils ne paient pas leur course en taxi

Miguel Boivin et Pierre-André Dufour, deux individus de Chicoutimi, ont été accusés de bris de promesse et de ne pas avoir payé leur course en taxi. Les deux amis ont été arrêtés à l’hôpital de Chicoutimi, au petit matin lundi, après que leur véhicule ait fait une embardée sur le boulevard Talbot, à la hauteur de Laterrière.

Dufour et Boivin sont parvenus à sortir de leur véhicule, même si celui-ci s’est retrouvé sur le toit au beau milieu du terre-plein.

Ils ont appelé un taxi afin de les conduire jusqu’au centre hospitalier pour soigner des blessures mineures.

Sauf que selon des éléments de preuve donnés au juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, les deux individus sont sortis du taxi sans payer leur course, ce qui a fort probablement amené le conducteur à porter plainte aux policiers du Service de police de Saguenay (SPS). 

Les deux accusés ont été remis en liberté en attendant la suite des procédures. Boivin s’est engagé pour 100 $ (sans dépôt), à garder la paix et à être chez lui de 23 h à 7 h 

Quant à Dufour, il doit éviter les débits de boisson et surtout ne pas être en contact avec le chauffeur de taxi. « Si vous avez besoin d’un taxi et que l’on vous dit que ce sera ce chauffeur, vous devez en demander un autre », a précisé Me Pascal Lévesque, de la Couronne.

Le juge Pierre Simard a accepté de remettre les deux accusés en liberté.

Blessés lors de l’accident

Selon les informations policières, c’est une citoyenne de Laterrière qui a communiqué avec les services d’urgence vers 1 h 45, après avoir aperçu un véhicule en difficulté à la hauteur du 5577 boulevard Talbot à Laterrière. Il n’y avait personne sur les lieux. 

Le véhicule avait fait des tonneaux, mais les occupants ne se trouvaient plus à l’intérieur à l’arrivée des policiers.

Mais un résidant du secteur a affirmé aux patrouilleurs avoir vu un taxi quitter les lieux avec deux personnes à bord, dont un blessé. 

Les agents de la Sécurité publique de Saguenay ont pu retracer les hommes qui avaient été transportés à l’hôpital.

Boivin, dont les intérêts sont représentés par Me Olivier Théorêt, a vu son dossier être reporté au 18 septembre. Il doit recevoir une sentence pour ne pas avoir complété ses travaux communautaires. Il n’en a fait que 41 sur les 150 imposées par le tribunal. 

Boivin, de la rue des Faucons à Chicoutimi, avait reçu cette sentence pour des bris de probation, une possession de 3,3 grammes de cocaïne et de GHB. Il pourrait profiter de son prochain passage pour régler l’ensemble de ses dossiers.

Quant à Dufour, un client de Me Julien Boulianne, il reviendra au tribunal le 22 octobre. 

Au-delà de l’accusation criminelle, il n’est pas impossible que le propriétaire du véhicule soit sanctionné pour délit de fuite de la part de la Société de l’assurance-automobile du Québec.