Me Jean-Sébastien Lebel, de la Couronne, s’est opposé à la remise en liberté de Brian Poirier.

Il tente d’étouffer une femme avec une corde

Brian Poirier, de Canton-Tremblay, a attenté à la vie d’une de ses connaissances. Il a littéralement essayé de l’étrangler.

L’homme de 51 ans a été accusé de tentative de meurtre, de voies de fait graves et de voies de fait, mardi matin, au Palais de justice de Chicoutimi.

Le juge Jean-Paul Aubin, de la Cour du Québec, a accepté la demande de Me Charles Cantin, en défense, de remettre le dossier à vendredi pour la tenue de l’enquête de remise en liberté.

Selon les informations obtenues, l’événement s’est produit dimanche soir. Poirier se serait rendu chez la dame et l’aurait surprise par-derrière, alors qu’elle vaquait à ses occupations.

Le client de Me Cantin aurait utilisé une corde de nylon et l’aurait enfilée autour du cou de la dame. Ensuite, l’accusé a traîné la dame jusqu’au sous-sol, lui infligeant des blessures assez sérieuses.

La dame aurait réussi à fausser compagnie à son agresseur et s’est réfugiée chez un membre de sa famille. Elle se serait ensuite rendue à l’hôpital de Chicoutimi pour y recevoir des soins, avant de déposer une plainte officielle contre Poirier.

Les policiers de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) n’ont pas eu de difficultés à retracer l’individu, sans antécédent judiciaire, et à l’appréhender.

Le criminaliste tentera d’obtenir une remise en liberté, vendredi, pour son client.

Me Cantin n’écarte pas non plus la possibilité de déposer une demande d’ordonnance afin d’évaluer la responsabilité de son client en vertu de l’article 672.11b, une mesure à laquelle Me Jean-Sébastien Lebel, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), ne serait pas opposé.

Cet article donne le pouvoir au tribunal d’ordonner une évaluation de l’état mental, s’il a des motifs raisonnables de croire qu’une preuve concernant son état mental est nécessaire pour déterminer si l’accusé est atteint de troubles mentaux de nature à ne pas engager sa responsabilité criminelle.