Jimmy Bouchard, de Saint-Stanislas au Lac-Saint-Jean, est accusé d'avoir conseillé le meurtre d'une femme de 42 ans, ainsi que de possession d'explosifs et d'armes à feu.

Il souhaitait le meurtre d'une femme: Jimmy Bouchard arrêté et détenu

Jimmy Bouchard, de Saint-Stanislas au Lac-Saint-Jean, est accusé d'avoir conseillé une infraction qui n'a pas été commise, soit le meurtre d'une femme de 42 ans, ainsi que de possession d'explosifs et d'armes à feu, à la conclusion d'une enquête de la Sûreté du Québec (SQ) ayant nécessité l'intervention d'un agent d'infiltration.
L'homme de 40 ans a comparu vendredi après-midi, au Palais de justice de Chicoutimi, devant la juge Sonia Rouleau de la Chambre criminelle et pénale de la Cour du Québec. Il est gardé en détention au moins jusqu'à son enquête pour remise en liberté, prévue mercredi prochain. Des armes à feu et du matériel explosif, notamment de l'acétone et de l'ammoniac, ont aussi été saisis chez lui.
L'accusé, qui n'a pas d'antécédent criminel, a été arrêté jeudi soir à Saguenay par la SQ. Le Service des enquêtes sur les crimes majeurs a été averti par une personne du public.
«Une source anonyme a informé la Sûreté il y a environ un mois que quelque chose de grave se tramait. À partir de là, des dispositifs d'enquête ont été mis en place, notamment avec un agent d'infiltration, et probablement un système d'écoute électronique. Un dispositif d'enregistrement numérique de type body-pack peut aussi avoir été utilisé. Nous allons examiner la preuve. Pour ce genre d'accusation, elle doit être assez probante», commente le criminaliste responsable du dossier, Me Charles Cantin.
Il ajoute que différents moyens de défense peuvent être invoqués pour attaquer la preuve de la Couronne, selon la manière dont elle a été recueillie. La situation est particulière, puisque Jimmy Bouchard a été arrêté principalement en raison d'un crime qui ne s'est finalement pas produit. «Dans ma carrière, j'ai rarement vu ça», confie Me Cantin.
L'accusation de conseiller une infraction est différente de celle de complot, où il y a une véritable entente entre au moins deux parties pour commettre le crime. La personne reconnue coupable est toutefois aussi passible d'une peine d'emprisonnement à perpétuité lorsque cela concerne un meurtre. Pour la première accusation, il est certain que l'infraction n'a pas été commise, alors que la deuxième peut être portée même si le but a été atteint