Il se baladait avec une imitation d’arme

Le Jonquiérois Patrice Fortin écope d’une peine de six mois de détention pour une série d’infractions criminelles, dont celle de s’être baladé dans les rues avec une imitation d’arme, alors qu’il était intoxiqué par la consommation de métamphétamine.

L’individu de 46 ans s’était pourtant tenu loin des palais de justice depuis une dizaine d’années, mais la perte de son emploi et une séparation l’ont ramené dans l’enfer de la consommation de stupéfiants.

Le client de Me Charles Cantin a plaidé coupable d’avoir été en possession d’une arme dans un dessein dangereux, de possession de 16 comprimés de métamphétamine, de bris de condition et du vol d’une paire de jeans et d’une voiture qu’il a accidentée après quelques minutes au volant.

L’année 2018 aura donc été très difficile pour cet ancien travailleur. En juillet, il a été intercepté par les policiers de Saguenay à la suite d’appels de citoyens inquiets de voir un homme titubant sur la voie publique et possédant ce qui semble être une arme à feu.

Au final, il a été déterminé qu’il s’agissait d’un fusil à plomb, mais il s’est retrouvé dans une situation où les choses auraient pu mal virer, en raison de la présence policière et de son état.

Maîtrisé

En septembre 2018, Fortin s’est présenté au commerce Jeans Dépôt. Il était sur place dès l’ouverture et est entré pour regarder la marchandise. La gérante du magasin a remarqué que Fortin jouait beaucoup avec sa veste.

Quelques instants plus tard, il est sorti, mais la responsable du magasin a remarqué que la veste avait pris de l’ampleur. Elle lui a demandé de s’arrêter, voyant qu’il ne passait pas à la caisse, mais l’accusé a tenté de fuir.

La gérante est parvenue à l’agripper par le capuchon de son manteau, alors qu’une deuxième dame est venue l’aider afin de maîtriser l’individu en attendant l’arrivée des policiers.

Le client de Me Cantin a aussi tenté de s’introduire dans une résidence et a prétexté vouloir voir son dentiste. Le hic, c’est que ça se passait en pleine nuit.

Quant au vol de la Subaru, le propriétaire n’avait pas eu le temps de la rapporter volée lorsque les policiers se sont présentés à son domicile.

Fortin avait dérobé le véhicule, pris la fuite et été impliqué dans une sortie de route.

Le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec, a entériné la suggestion commune Me Karen Inkel, de la Couronne, et de Me Cantin, en défense, d’imposer une peine d’emprisonnement de six mois, à laquelle le magistrat a retranché deux semaines de détention préventive. Le juge ajoute une probation de 18 mois, dont 12 avec un suivi.

« Vous me dites que vous voulez vous retrouver un boulot à votre sortie de prison et reprendre contact avec vos enfants. Vous avez un plan. De plus, je comprends que les infractions criminelles coïncident avec la prise de stupéfiants, car nous avions été une dizaine d’années sans vous voir. C’est maintenant à vous de vous reprendre en main », a mentionné le juge Daoust.

Fortin avait déjà été condamné à 24 mois de détention pour un vol qualifié en 2005.