Il règle une « petite affaire » de cannabis

Un homme d’une soixantaine d’années a bien fait rire les gens présents au palais de justice en disant qu’il était prêt à plaider coupable à une possession de trois grammes de cannabis, « une petite affaire de rien » pour lui.

Mais lorsqu’il a été avisé que la quantité de drogue trouvée sur la table par les policiers était plus importante, il a demandé à en savoir davantage.

L’individu se défendait seul. Il a dit au juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, qu’il était venu au Palais de justice de Chicoutimi pour régler son dossier.

« Je veux plaider coupable. Un policier est venu chez moi et il a vu trois grammes de cannabis sur ma table et a décidé de déposer des charges contre moi. C’est une petite affaire et je veux régler ça », a lancé l’homme, qui s’exprimait clairement.

Me Michael Bourget, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), a alors expliqué au magistrat que la quantité de drogue trouvée sur la table était plutôt de 8,46 grammes de cannabis.

« Impossible, de dire l’homme. Si c’est le cas, que l’on dépose la preuve. Surtout qu’aujourd’hui, on a le droit d’avoir 30 grammes en notre possession. »

Le procureur de la Couronne a remis toute la preuve manuscrite à l’accusé. Le juge Boudreault lui a alors suggéré de prendre connaissance des éléments détenus par le DPCP et de revenir le voir un peu plus tard afin de savoir ce qu’il entendait faire.

Le magistrat a aussi précisé que pour le tribunal, cela ne faisait pas une grande différence entre une accusation de possession de trois ou de huit grammes de cannabis.

Environ 30 minutes plus tard, le sexagénaire, qui dit consommer des stupéfiants depuis une quarantaine d’années, est revenu au tribunal et a enregistré un plaidoyer de culpabilité.

Il a expliqué être bipolaire et avoir eu des problèmes de consommation d’alcool, mais qu’il était bien content et fier de se rendre aux alcooliques anonymes depuis quelques mois déjà.

Au final, l’individu a accepté l’amende de 50 $ qui lui a été imposée. Il se proposait de payer sa dette envers la société avant de quitter le palais de justice.

L’homme a tourné les talons en remerciant le juge et le procureur de la Couronne.