Frédéric Blackburn-Laroche a discuté quelques instants avec son avocat, Me Julien Boulianne, sur le trottoir situé en face du Palais de justice de Chicoutimi.

Il récidive... en attendant son procès

En attente de son procès pour avoir frappé un individu au visage, Frédéric Blackburn-Laroche n’a pas été en mesure de se retenir et il est revenu devant la justice pour avoir posé les mêmes gestes sur une nouvelle victime.

L’individu de 28 ans, qui possède de nombreux antécédents judiciaires en semblable matière, a été envoyé au Centre de détention de Roberval jusqu’au mardi 11 septembre, date à laquelle il subira son enquête de remise en liberté.

Il est accusé de bris de condition, de bris de probation et de voies de fait causant des lésions. Il lui est interdit de communiquer avec la présumée victime.

Pour les deux dossiers devant le tribunal, le client de Me Julien Boulianne aurait frappé deux individus d’un solide coup de poing au visage. Dans le premier cas, il aurait causé des lésions importantes à la victime.

En retard
Blackburn-Laroche devait comparaître mercredi après-midi au Palais de justice de Chicoutimi. Il devait se constituer prisonnier auprès des constables spéciaux vers 14 h afin de se retrouver devant le juge une heure plus tard.

Mais l’individu est plutôt arrivé en taxi vers 15 h. Son avocat se préparait à quitter la rue Racine lorsqu’il l’a vu arriver. Blackburn-Laroche était arrivé avec deux sacs de vêtements.

« Je lui ai dit qu’il était en retard et qu’il ne pourrait être amené à la prison de Roberval, mais qu’il était plutôt pour être arrêté par les policiers et amené au poste de police », explique Me Boulianne.

Comme le suspect avait pris la décision de se livrer lui-même aux autorités, il a décidé de quitter les lieux et de revenir jeudi matin. Mais comme il y avait des enquêteurs sur place et des policiers à proximité, ceux-ci ont pu le retracer et ont procédé à son arrestation.

Blackburn-Laroche a été conduit au Quartier général du Service de police de Saguenay (SPS) où il a passé la nuit dans une cellule.

Blackburn-Laroche saura mardi prochain s’il pourra recouvrer sa liberté, une tâche qui pourrait s’annoncer difficile en raison de ses antécédents judiciaires et du fait que l’accusé était en attente d’un procès pour un geste similaire.