Il plaide coupable pour un attentat à la pudeur

Un homme de 76 ans, Jacques Bouchard, a plaidé coupable, lundi, au Palais de justice de Chicoutimi, à des accusations d’attentat à la pudeur pour des actes qui ont eu lieu il y a une quarantaine d’années.

L’homme représenté par Me Charles Cantin a reconnu avoir touché les seins d’une personne d’âge mineur sans son consentement. Il a aussi confessé avoir pris sa main de force pour l’obliger à le masturber, vers la fin des années 70.

Bien qu’il ait admis, en enregistrant un plaidoyer de culpabilité, avoir commis un attentat à la pudeur, Jacques Bouchard conteste la fréquence des gestes qu’on lui reproche et la durée pendant laquelle ces agissements auraient été perpétrés. Des éléments de preuve à ce sujet seront dévoilés ultérieurement par la défense pour étayer les dires de celui qui s’est reconnu coupable.

Comme l’avocat de la défense et la représente du Directeur des poursuites criminelles et pénales, Me Karen Inkel, ne sont pas parvenus à s’entendre sur une suggestion commune pour une peine, le juge Pierre Lortie a demandé la confection d’un rapport présentenciel avec un volet sexologique avant de rendre sa sentence.

Jacques Bouchard demeurera en liberté jusqu’aux prochaines étapes des procédures judiciaires qui auront lieu au mois de mars prochain, moment où se tiendront les représentations sur la peine. L’homme qui s’est déclaré coupable lundi ne possède pas d’antécédents judiciaires.

Le crime d’attentat à la pudeur a été retiré du Code criminel canadien et remplacé par celui d’agression sexuelle en 1983.