Il plaide coupable même s’il n’a aucun souvenir

Le soir du 5 août 2019, un jeune homme est monté sur le toit de La Voie Maltée de Chicoutimi, où il a saccagé des fils électriques et des caméras de surveillance. L’individu a plaidé coupable à une accusation de méfait, bien qu’il ne se souvient plus du tout de sa soirée. Il s’en sort sans casier judiciaire, puisque le juge l’a absous de son crime.

Selon les dires du procureur de la Couronne au dossier, Me Jean-Sébastien Lebel, l’individu est parti sur une dérape, le soir du 5 août. Le jeune homme a expliqué au juge de la Cour du Québec Michel Boudreault avoir bu environ deux bouteilles de gin, en compagnie d’une autre personne. Mais il n’a plus aucun souvenir du reste de la soirée, jusqu’au moment où il a été arrêté par la police. « Je ne sais vraiment pas ce qui est arrivé. Je ne me souviens de rien. Mes derniers souvenirs, c’est quand j’étais au sol, arrêté par les policiers », a expliqué le jeune homme, qui travaille dans le Nord québécois et pour qui un antécédent judiciaire pourrait avoir de graves conséquences sur son emploi.

Selon la preuve de la poursuite, le jeune homme a trouvé le moyen de monter sur le toit du commerce, situé sur le boulevard Talbot, d’arracher des fils électriques et de briser des caméras de surveillance.

Il aurait causé des dommages pour environ 1000 $.

Le client de Me Charles Cantin espérait être absous par le juge. Cette suggestion a été retenue par le magistrat, qui a expliqué que les conséquences d’un casier judiciaire seraient encore plus dommageables pour le jeune homme que la peine elle-même.

Le juge Michel Boudreault a tout de même tenu à demander à l’accusé s’il avait des problèmes de pertes de contrôle lorsqu’il consommait. « Non, même moi, je ne comprends pas ce qui s’est passé », a affirmé le jeune homme, visiblement mal à l’aise devant les tribunaux.

Malgré son absolution inconditionnelle, l’individu a tout de même fait un don de 500 $ à l’organisme Clowns thérapeutiques.