Stéphane Maltais a mis la main sur le pénis d’un adolescent pour vérifier s’il était homosexuel.

Il met la main sur son pénis

Le Jonquiérois Stéphane Maltais avait trouvé une façon bien particulière, pour ne pas dire disgracieuse, de vérifier si un enfant qu’il connaissait était homosexuel. Sans faire ni une ni deux, il a mis la main sur le pénis de l’adolescent.

Lundi matin, le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, a entériné la suggestion commune de Me Mélanie Paré (Couronne) et de Me Sophie Bergeron (défense) d’imposer une sentence de 12 mois de détention à l’homme de 46 ans.

Maltais est arrivé au Palais de justice de Chicoutimi avec son bagage sachant fort bien qu’il ne ressortirait pas par la grande porte.

L’homme devait subir son procès, mais a plutôt enregistré un plaidoyer de culpabilité d’avoir touché une partie du corps de sa victime.

Maltais n’a commis qu’un seul geste, mais un de trop et qualifié de disgracieux par le magistrat.

« On peut se questionner dans la vie, mais il est injustifié de poser des gestes semblables pour obtenir une réponse », a d’ailleurs ajouté le juge Guimond.

L’accusé se pose donc des questions sur les orientations sexuelles du jeune homme qu’il connaît depuis un certain temps.

Au lieu de discuter avec la victime ou de lui poser directement la question, Maltais prend plutôt la décision, douteuse, de mettre sa main dans le pantalon du jeune homme et de lui empoigner l’organe reproducteur.

« Je voulais vérifier sa réaction », a laissé voir l’accusé, qui a admis que le geste n’était pas approprié.

Maltais dit en avoir parlé immédiatement avec la mère de l’enfant et s’être rapporté lui-même à la police.

La Couronne laisse voir que c’est la mère de la victime qui, faisant le ménage des effets de son fils, a trouvé son journal intime où il racontait avoir été tripoté par l’individu.

La plainte a été déposée pour un événement qui se serait produit entre janvier 2013 et février 2014.

Le juge Guimond impose une sentence de 12 mois de détention et ordonne à Maltais de s’inscrire au registre des délinquants sexuels pour une période de 20 ans, de fournir un échantillon d’ADN, de ne pas se trouver en présence de la victime, de ne pas être en contact avec des mineurs, sauf en présence d’un adulte au courant de ses démêlés avec la justice.

L’accusé sera sous probation pour une période de 24 mois et sera suivi durant 18 mois.

« Vous devrez notamment vous soumettre à toutes recommandations de votre agent de probation pour régler votre problématique », a conclu le juge.