Expulsé du bar Le Plaza de La Baie, l’individu a voulu se venger et a menacé d’incendier l’établissement sur Facebook. Une plainte a alors été faite.

Il menace de mettre le feu à un bar

Un jeune homme a écopé de 30 jours de prison pour avoir proféré des menaces de faire brûler le bar Le Plaza de La Baie, via Facebook. L’individu, qui est atteint de plusieurs troubles mentaux, était détenu à Roberval depuis 29 jours, alors il a pu recouvrer sa liberté après avoir plaidé coupable, mercredi matin, au Palais de justice de Chicoutimi.

En colère parce qu’il avait été expulsé du bar Le Plaza, l’individu, qui demeure à La Baie, a voulu se venger, en promettant, via Facebook, de mettre le feu au bar. Une plainte a été déposée au service de police. Le jeune homme a été libéré sous certaines conditions, mais il a récidivé en faisant des menaces de mort à sa mère et son beau-père, cette fois par texto. Il a également omis de faire un suivi avec son agent de libération, à qui il avait fourni une fausse adresse. L’individu a été arrêté, puis incarcéré, au début du mois de janvier.

S’il a été jugé criminellement responsable de ses actes, le psychiatre qui a évalué l’accusé a noté, dans son rapport présententiel, que le jeune homme souffrait de plusieurs troubles mentaux depuis qu’il est âgé de 4 ans. Bipolarité, anxiété, trouble du déficit de l’attention, épisode psychotique frôlant la schizophrénie ; le psychiatre a conclu que le jeune individu avait de sérieux problèmes de jugement. Il a également été souligné en cour que l’accusé avait longtemps inhalé de l’essence durant son adolescence, en plus de consommer de la métamphétamine. Il est aujourd’hui sobre.

Très calme, le jeune homme a affirmé au juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, que les 29 derniers jours passés en détention avaient été un véritable « enfer » et que cette expérience l’avait « dompté ».

Le juge lui a demandé pourquoi il avait proféré de telles menaces.

« Ça n’allait pas bien, j’étais fâché », a répondu le jeune homme.

« Monsieur, la prochaine fois que vous vous fâcherez, employez d’autres mots que des menaces. Je compte sur vous », a rétorqué le juge Boudreault.

Le jeune homme a écopé d’une peine de 30 jours de détention, mais compte tenu du temps préventif, il a pu retourner chez lui. Il devra se soumettre à une probation de deux ans.