Il lui lance une bouteille de bière au visage

Yves Brassard, un Chicoutimien de 36 ans, a été condamné, lundi, à une peine de huit mois de prison à purger en société. Il a lancé une grosse bouteille de bière en direction de sa sœur, mais il a plutôt atteint son amie.

Il avait plaidé coupable, le 29 janvier dernier, à des voies de fait armées.

L’événement reproché à Brassard s’est produit le 4 février 2017. L’accusé, la victime et les témoins se trouvent dans une fête d’enfant.

Le client de Me Olivier Théorêt, de l’Aide juridique, a quitté la célébration pour se rendre dans un débit de boisson afin de jouer au billard. Il avait été entendu que la victime et d’autres invités iraient le rejoindre.

La fête s’est donc poursuivie vers 21 h 30. À l’arrivée des amis, Brassard a démontré des signes d’impatience rapidement, car il attendait leur compagnie bien avant.

Selon les faits relatés au fil du dossier criminel, les gens ont remarqué rapidement que l’accusé avait l’air plus irritable qu’à l’habitude et il était clair qu’il avait déjà commencé à consommer de l’alcool.

Durant la soirée, l’accusé a quitté la table et s’est dirigé vers la salle de bain.

Les gens sur les lieux ont remarqué que ça semblait brasser dans l’une des salles de bain du bar. La victime et la personne visée par la bouteille de bière sont allées voir ce qui se passait. 

Brassard leur a rapidement demandé de sortir et leur a dit de se mêler de leurs affaires. Elles avaient remarqué que l’accusé et une autre personne semblaient consommer des stupéfiants.

Quelques instants après, Brassard est sorti de la toilette et s’est dirigé vers sa sœur. Il lui a vidé le contenu de sa bouteille de bière sur la tête.

Tout semblait se résorber, car le client de Me Théorêt s’apprêtait à quitter les lieux. Mais à mi-chemin vers la sortie, il a fait demi-tour. À environ trois mètres des deux femmes installées à une table, il a lancé sa bouteille de bière en direction du membre de sa famille. Mais il a raté son coup et a atteint l’autre dame assise à côté.

La victime est demeurée au sol le temps de reprendre ses esprits et qu’une serveuse lui donne de la glace afin d’amoindrir la douleur.

Les policiers ont ensuite été appelés et des plaintes ont été déposées contre l’individu.

Le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, a accepté la suggestion commune des deux procureurs.

La victime a mentionné, dans une déclaration réservée aux victimes, qu’elle avait subi un traumatisme crânien. 

À la suite de cet incident, la dame dit être fatiguée plus rapidement et est aussi plus irritable, ce qui la rend un peu moins patiente envers les enfants.

Travailleuse autonome, elle a été trois mois sans recevoir de salaire.

Quant à Yves Brassard, les parties ont aussi retenu que son agressivité pouvait être due à sa grande consommation de métamphétamines.

Il semble que l’individu pouvait prendre de 15 à 25 comprimés quotidiennement. Cette consommation lui a créé des problèmes importants de santé.

En 2017, il a été diagnostiqué d’une cardiopathie toxique. 

L’accusé sera assigné à domicile 24 heures sur 24 pour les deux premiers mois de sa sentence, sauf pour aller travailler ou effectuer des visites chez le médecin ou pour une urgence.

Pour les trois mois qui suivront, il devra être chez lui de 21 h à 7 h, alors que lors des trois derniers mois de la peine, son couvre-feu se fera de 22 h à 7 h.