Le juge Paul Guimond considère qu'une détention de quatre mois était suffisante dans les circonstances des évènements.

Il frappe le mauvais gars

Éric Pelletier réfléchira durant quatre mois en détention au coup de poing qu’il a asséné à la figure d’un homme. D’autant plus qu’il n’a pas frappé la bonne personne.

Le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, a mentionné qu’il ne pouvait accorder une peine de 90 jours de prison en discontinu (suggestion de Me Luc Tourangeau) étant donné que Pelletier n’avait pas de plan à court terme. Le juge croyait qu’une détention de quatre mois était appropriée dans les circonstances.

Le 28 novembre 2016, Pelletier reçoit un appel téléphonique de sa mère. Celle-ci dit avoir été victime d’une séquestration de la part d’un homme avec qui elle avait consommé de l’alcool la veille.

Pelletier ne fait ni un ni deux et se dirige au logement de sa mère. Elle lui explique la situation et son fils n’apprécie guère ce qui lui est arrivé.

Lorsqu’un homme frappe à la porte du domicile de la dame, Pelletier ouvre celle-ci et le frappe violemment au visage. La victime a dû se faire enlever neuf dents, a vu sa prothèse dentaire endommagée et a eu des maux de dos.

« Le rapport présentenciel précise que vous expliquez votre prédominance à la violence et votre façon d’agir à des circonstances extérieures. »

« Même si vous vous excusez et même si vous éprouvez des remords, vous n’aviez aucun motif pour agir de la façon dont vous l’avez fait. Vous ne pouvez vous faire justice vous-même. Il aurait fallu appeler les policiers », a ajouté le juge.

Éric Pelletier n’a pas eu à s’exprimer à nouveau devant le juge avant de recevoir la sentence.

Il était bien assis dans la salle lorsque le magistrat a appelé son nom en premier.

« Oh boy, c’est moi tout de suite », a lancé Pelletier en se levant de son siège.

Pelletier sera soumis à une probation de deux années.