Un individu qui aurait frappé sans raison huit inconnus croisés sur la rue à Sherbrooke en moins de douze heures se retrouve en évaluation psychiatrique.

Il frappe huit inconnus dans la rue

Un individu qui aurait frappé sans raison huit inconnus croisés sur la rue à Sherbrooke en moins de douze heures se retrouve en évaluation psychiatrique.

L’une des victimes dans cette affaire se trouve d’ailleurs encore à l’hôpital à la suite des coups de pied et coups de poing au visage reçus mardi dernier en plein centre-ville au coin des rues Wellington Sud et Sanborn à Sherbrooke.

Jonathan Jetté-Guillemette a été accusé de voies de fait graves sur ce plaignant, voies de fait simple sur quatre personnes, menaces de mort ainsi qu’introduction par effraction et voies de fait causant des lésions.

Les plaintes concernant l’individu de 36 ans ont commencé à s’accumuler au cours de la nuit de lundi à mardi.

Rapidement, les patrouilleurs ont été mobilisés pour retrouver le suspect. L’individu, connu des services policiers pour des problèmes de santé mentale, a été arrêté.

« Les gestes reprochés se sont déroulés entre 3 h dans la nuit et le moment de l’arrestation à 13 h 15 rue Bowen. Il frappait au hasard des inconnus qu’il croisait dans la rue sans aucune raison », explique le porte-parole du SPS.

Cette opération policière a mobilisé plusieurs patrouilleurs, enquêteurs et techniciens en identité judiciaire afin de colliger la preuve dans ce dossier.

« Il y a eu des défilés d’identification photo et la rencontre de nombreux témoins dans cette affaire », mentionne le porte-parole du SPS.

Martin Carrier signale que ce type de dossier s’inscrit dans un contexte où les cas de santé mentale de plus en plus lourds occupent les policiers sherbrookois.

« C’est un exemple concret de la mobilisation policière en matière de santé mentale », indique le porte-parole du SPS.

Depuis le début de 2018, le SPS a ouvert 669 dossiers liés à la santé mentale. Ce type de dossier a connu une hausse de 43 pour cent par rapport à la moyenne des trois dernières années.

« Le temps cumulatif consacré par les policiers aux cas de santé mentale est passé de sept heures à plus de quinze heures par jour depuis 2016 », souligne le porte-parole du SPS.

Relativement au dossier de Jonathan Jetté-Guillemette, ce dernier a comparu devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec.

La procureure aux poursuites criminelles Me Geneviève Crépeau et l’avocat de la défense Me Mélissa Gilbert ont convenu de confier Jetté-Guillemette au département de psychiatrie légale du CHUS.

Il sera de retour le 22 août devant le tribunal.

D’autres accusations devraient alors être portées.

Si d’autres personnes ont été victimes de l’individu de 36 ans, le SPS les invite à le contacter au 819 821-5555.