Pour l'instant, le père de famille a recours aux services de Me Marie-Ève St-Cyr pour contre-interroger les enfants, car il lui a été interdit de le faire lui-même dans une décision antérieure.

Il braque une arme sur son fils

Un père de famille de Jonquière subira son procès à compter du 25 septembre pour dix accusations, dont voies de fait et menaces sur ses deux enfants et sa conjointe. Il se serait notamment livré à des voies de fait sur son garçon de 14 ans, alors qu'il portait ou utilisait une carabine. Il aurait aussi menacé de tuer le chat de son autre enfant de 18 ans, atteint de troubles de santé mentale, en plus de le menacer, tout comme sa conjointe.
La preuve de la procureure de la Couronne, représentée par M<sup>e</sup> Mélanie Paré, reposera entre autres sur les témoignages de sa conjointe et de ses deux garçons, dont le plus vieux qui souffre de problèmes de santé mentale.
Face au juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, l'homme de 46 ans a renoncé lundi matin à subir son enquête préliminaire après avoir plaidé non coupable.
La preuve de la procureure de la Couronne, Me Mélanie Paré, reposera entre autres sur les témoignages de sa conjointe et de ses deux garçons, dont le plus vieux qui souffre de problèmes de santé mentale.
L'homme est notamment accusé d'avoir braqué une arme à feu sur son plus jeune, entre le 1er mai et le 4 juillet 2016, de s'être livré à des voies de fait causant des lésions corporelles et de s'être livré à des voies de fait alors qu'il portait une carabine aux mêmes dates. 
Le ou vers le 24 juin 2016, il aurait aussi commis des voies de fait contre lui alors qu'il portait ou utilisait un briquet, en tant qu'arme. Aux mêmes dates, il aurait également utilisé une arme à feu de manière négligente. Un rapport balistique sera d'ailleurs déposé en preuve lors du procès par la Couronne, de même que des rapports médicaux.
Pour ce qui est de son garçon de 18 ans, il aurait notamment menacé de tuer son chat. Il l'aurait également menacé de mort ou de lui causer des lésions corporelles, en même temps que son autre garçon et sa conjointe. Il aurait aussi laissé entendre qu'il brûlerait la maison.
De plus, il aurait aussi causé des voies de fait sur sa conjointe alors qu'il portait ou utilisait une arme, soit une boîte à tabac.
Finalement, il fait face à une accusation plus générale d'avoir utilisé une arme lors de la perpétration d'une infraction.
Sept des accusations ont été portées en juillet 2016 et les trois autres se sont ajoutées en janvier 2017.
Sans avocat
En cour lundi, l'homme avait décidé de se représenter seul et de ne pas recourir à un avocat. Le juge Boudreault lui a fortement recommandé de s'informer à savoir s'il était admissible à l'Aide juridique. Il avait renoncé à prendre un avocat pour des raisons financières. Pour l'instant, il a recours aux services de Me Marie-Ève St-Cyr pour contre-interroger les enfants, puisqu'il lui a été interdit de le faire lui-même dans une décision antérieure. Le juge Boudreault l'a averti que certains chefs d'accusation menaient à une peine minimale de 12 mois d'emprisonnement. Il lui a conseillé de voir s'il pouvait peut-être négocier avec la Couronne d'ici la tenue de son procès, mais que pour ce faire, il lui serait plus facile de discuter de points de droit avec un expert de son côté.
Les témoins
Lors du procès, Me Paré devrait faire témoigner les victimes, de même que cinq autres témoins. Lorsqu'il a entendu le nom d'un d'entre eux, l'accusé a mentionné qu'il ne pourrait se trouver dans la même salle que lui. Selon l'accusé, ce témoin lui aurait déjà proféré des menaces. En laissant le soin au juge qui sera présent de trancher ce genre de demande, le juge Boudreault lui a mentionné qu'il pourrait recevoir toute la protection nécessaire lors du procès. Me Paré a rétorqué en disant que la situation était bien pire pour les victimes, qui elles auraient à se trouver dans la même salle que l'accusé.
Pour l'enquête préliminaire, qui n'a pas eu lieu, Me Paré avait des témoignages des enfants sur bande vidéo. Elle a aussi annoncé que l'enquêteur de la Sécurité publique de Saguenay sera présent au procès.