David Gilbert a écopé d’une lourde peine de huit ans de pénitencier pour un second vol à main armée perpétré le soir du 3 avril 2018, à Jonquière.
David Gilbert a écopé d’une lourde peine de huit ans de pénitencier pour un second vol à main armée perpétré le soir du 3 avril 2018, à Jonquière.

Huit ans de pénitencier pour le braqueur David Gilbert

Le juge de la Cour supérieure Richard Grenier s’est rangé du côté de la Couronne en imposant une lourde peine de huit ans de pénitencier à David Gilbert, reconnu coupable de vol qualifié par un jury en novembre dernier, au Palais de justice de Chicoutimi.

David Gilbert, qui est âgé de 26 ans, a reçu sa sentence vendredi, en salle virtuelle. 

La Couronne, représentée par Me Nicole Ouellet, avait proposé cette peine de huit ans de pénitencier pour le jeune récidiviste. David Gilbert avait en effet été reconnu coupable d’un deuxième vol à main armée, ce qui explique, entre autres facteurs aggravants, cette sentence de plusieurs années d’emprisonnement. 

À 18 ans, il avait écopé d’une peine de quatre ans de pénitencier pour un premier vol qualifié. Il avait récidivé 73 jours après sa sortie du pénitencier.

Le second vol qualifié avait été perpétré le 3 avril 2018, dans un dépanneur de Jonquière. David Gilbert a été reconnu comme étant l’instigateur du crime, bien qu’il était accompagné de deux autres jeunes hommes. Ces deux hommes ont déjà été sentenciés. 

C’est David Gilbert qui avait braqué l’arme à feu (qui n’était pas fonctionnelle) pour dérober le contenu du tiroir-caisse et plusieurs billets de loterie. Le lendemain, David Gilbert et son complice s’étaient rendus dans différents dépanneurs pour y échanger les billets. Ils avaient été reconnus sur les caméras de surveillance. Gilbert avait été arrêté quelques jours plus tard.

Si la Couronne avait plaidé pour une peine dissuasive, Me Louis Belliard, en défense, estimait de son côté que son client pouvait encore devenir un actif pour la société et avait proposé une peine de deux ans de prison, ce qui avait d’ailleurs fait quelque peu sourciller le magistrat, lors des observations sur la peine. 

Dans son jugement, le juge Richard Grenier a retenu les facteurs aggravants amenés par la Couronne, notamment la récidive et la défense d’alibi de l’accusé, qui n’a pas été crue par les 12 jurés. Cette défense, prétendant que Gilbert était avec une jeune femme ce soir-là, était sortie durant le procès et n’avait jamais été évoquée durant l’enquête. Le rapport présentenciel de l’accusé n’était pas très élogieux non plus, qualifiant Gilbert de personnage manipulateur. 

David Gilbert est détenu à Roberval depuis le mois d’avril 2018. En comptant le temps préventif, il a déjà purgé trois ans de détention. Il purgera le reste de sa peine dans un pénitencier fédéral. 

Le verdict en appel

Toutefois, l’accusé a déjà porté son verdict de culpabilité en appel, puisque la défense estime que le juge Richard Grenier a erré en refusant de faire réentendre certains témoins, qui avaient la mémoire plutôt courte lors du procès.