Hélène Girard, candidate caquiste à l'élection partielle dans Chicoutimi.

Hélène Girard coupable de conduite avec les facultés affaiblies

L'ex-animatrice de radio et ancienne candidate de la Coalition Avenir Québec (CAQ), Hélène Girard, écope d'une amende de 1000$ et perd son droit de conduire un véhicule automobile pour une année. Elle a plaidé coupable à une accusation de conduite avec les facultés affaiblies.
Le 5 janvier 2015, Mme Girard a été arrêtée par les policiers de Saguenay après avoir quitté un établissement de Chicoutimi. Les agents ont remarqué qu'elle circulait plus lentement que la normale.
Les patrouilleurs de la Sécurité publique de Saguenay ont procédé à son interception et ont remarqué certains symptômes d'une personne ayant les facultés affaiblies.
Au test d'ivressomètre, Hélène Girard a soufflé des taux de .137 et .129. Le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec, a entériné la suggestion commune de Me Dominic Bouchard (défense) et Me Sabrina Tremblay (Couronne) d'imposer l'amende minimale autorisée par la loi et les 12 mois sans conduire.
Le juge Daoust avait fait savoir qu'il connaissait Mme Girard et qu'il ne pourrait véritablement trancher si les parties n'avaient pas une suggestion à faire au tribunal.
Me Bouchard a fait savoir que sa cliente n'était pas embarrassée par le fait que le juge Daoust entende le dossier.
Et comme il n'y avait aucun facteur aggravant au dossier et que l'accusée n'avait aucun antécédent judiciaire, le magistrat a été en mesure d'entériner la suggestion commune, estimant qu'elle était raisonnable.
Pas de cachette
Au début du mois de mars 2016, la représentante publicitaire de la station radiophonique KYK-Radio X avait annoncé qu'elle serait la candidate du parti de François Legault (CAQ) dans le cadre de l'élection partielle dans Chicoutimi, qui a eu lieu à la suite du départ du député péquiste Stéphane Bédard.
Au lendemain de l'annonce, Mme Girard avait effectué une sortie pour expliquer qu'elle avait été arrêtée alors qu'elle était en état d'ébriété au volant.
Elle a publicisé l'affaire avant que ses adversaires de la campagne électorale ne le fassent à sa place.
L'accusation criminelle ne dérangeait pas le chef de la CAQ, mais il avait mentionné à la candidate qu'elle devait le faire savoir au public.
À l'élection, Mme Girard a pris le troisième rang avec 11,74 pour cent des votes, derrière la péquiste Mireille Jean (46,69%) et la libérale Francyne T. Gobeil (30,21%).