Guy Lepage sera de retour devant le tribunal aujourd’hui, puisqu’il est aussi accusé de trafic de cocaïne.

Guy Lepage coupable de nuisance publique

Initialement accusé de conduite dangereuse causant des lésions, Guy Lepage s’en sort avec une accusation réduite de nuisance publique et une peine de 240 heures de travaux communautaires. Bien qu’il évite la prison, l’homme sera de retour devant le tribunal vendredi, cette fois pour une histoire de trafic de cocaïne.

Le 19 août 2016, Guy Lepage circule à 83 kilomètres à l’heure sur le boulevard de l’Université, en direction du boulevard Saint-Paul, à Chicoutimi. Il se trouve dans une zone de 50 kilomètres à l’heure, soit tout près de l’intersection de la rue Sainte-Anne. En descendant la côte, l’accusé estime que la lumière deviendra verte, mais à 80 kilomètres à l’heure et aveuglé par le soleil, il brûle plutôt le feu rouge, fonçant dans une voiture qui traverse l’intersection.

Le conducteur de cette voiture, qui était livreur pour une pizzéria à l’époque, est grièvement blessé. Il a passé trois mois aux soins intensifs de l’hôpital de Chicoutimi, pour un total de six mois d’hospitalisation. Il est aujourd’hui invalide et souffre de plusieurs séquelles physiques.

La Couronne, représentée par Me Sébastien Vallée, et l’avocat de l’accusé, Me Julien Boulianne, en sont venus à une suggestion commune, jeudi, au Palais de justice de Chicoutimi.

L’accident avait fait un blessé grave, le 19 août 2016.

Estimant que Guy Lepage n’avait pas conduit à une vitesse excessive et n’avait pas nécessairement brûlé la lumière rouge délibérément, les deux parties ont suggéré que le chef d’accusation de conduite dangereuse causant des lésions soit plutôt remplacé par l’article 180 du Code criminel, un article rarement utilisé en droit.

Il s’agit d’une accusation de nuisance publique, c’est-à-dire un acte criminel commis par une personne qui met la vie de quelqu’un en danger ou qui lui cause des lésions. « Ici, il s’agit d’une suite de gestes commis qui auraient pu être sans gravité, mais qui ont eu des conséquences graves », a affirmé Me Vallée. La victime de l’accident avait été mise au courant de la suggestion commune des deux parties.

La Couronne et la défense ont proposé une peine de travaux communautaires de la durée maximale possible pour un accusé, c’est-à-dire 240 heures de travaux.

Me Sébastien Vallée a également suggéré que Guy Lepage ait une interdiction de conduire durant sa probation. Me Julien Boulianne s’y est toutefois opposé, puisque son client travaille dans la vente de voitures. La juge Isabelle Boillat, de la Cour du Québec, a accepté la proposition de la peine en travaux communautaires, mais n’a pas retenu celle de l’interdiction de conduire.

Bien qu’il échappe à la détention, Guy Lepage n’en a pas fini avec la justice. En effet, il sera de retour devant les tribunaux vendredi, puisqu’il fait face à des accusations de trafic de cocaïne et de recel d’argent.