Grave accident impliquant quatre ados: de l’aide en place à la polyvalente de Saint-Félicien

L’accident impliquant quatre adolescents survenu à Chambord samedi soir a secoué les élèves de la Polyvalente des Quatre-Vents de Saint-Félicien qu’ils fréquentent. Lundi matin, des services psychologiques ont été mis en place afin d’aider les jeunes et les enseignants qui en sentiront le besoin.

Une ambiance de tristesse et d’incompréhension régnait à la Polyvalente des Quatre-Vents, car quatre élèves de l’école secondaire, deux garçons et deux filles de 14 à 18 ans, ont subi de graves blessures à la suite d’un accident survenu samedi soir à Chambord.

Le conducteur ainsi qu’une passagère ont été grièvement blessés, mais on ne craindrait pas pour leur vie. Deux autres adolescents, un garçon et une fille, étaient encore dans un état plus critique au moment d’écrire ces lignes. 

Les étudiants blessés, qui étudient en secondaire 3 et 5, comptaient notamment quatre frères et sœurs à l’école, faisant en sorte que tous les élèves sont touchés de près ou de loin par cet accident. « Pour ceux qui sont plus près des victimes, il y a beaucoup de tristesse et des pleurs, remarque la psychologue de l’école secondaire qui compte 750 élèves, Barbara-Ann Muirhead. Il y a de l’incompréhension et parfois de l’extrapolation. On essaie de les ramener dans le moment présent et de normaliser les émotions qui sont présentes. »

Trois des quatre victimes de l’accident font partie de l’équipe de cheerleading Les Centurions de la polyvalente. L’onde de choc a été sentie dès le dimanche matin au sein de la communauté étudiante, car l’équipe de cheerleading tenait son camp d’entraînement, explique le directeur de la polyvalente, Carl Bouchard. Compte tenu des circonstances, le sentiment de tristesse s’est rapidement propagé dans le groupe de 80 étudiants athlètes, dit-il, et le camp a été annulé. 

Dès lors, l’équipe de postvention, qui compte une vingtaine de professionnels, dont des enseignants, des psychologues, des travailleurs sociaux, des éducateurs spécialisés et la direction de l’école ont mis en branle le plan d’intervention psychosocial. 

D’emblée, une tournée des classes a été faite pour expliquer quelle était la situation véridique, car des histoires exagérées circulaient. « On voulait être sûr que la bonne information circule », soutient le directeur. 

Des services d’accompagnement ont aussi été offerts aux élèves, aux enseignants et aux entraîneurs de cheerleading. « On voit que les jeunes ont besoin d’être entre eux et ils peuvent se donner beaucoup de support de cette manière-là, note Barbara-Ann Muirhead, mais il y a aussi certains jeunes qui ont besoin de parler avec des professionnels, individuellement ou en groupe, pour parler de ce qu’ils vivent. Ventiler, ça permet d’apaiser. »

Les jeunes ne se déplaçaient pas en lien avec une activité sportive scolaire lorsque l’accident est survenu. 

Rappelons que samedi soir, à 22 h 45, le véhicule dans lequel prenaient place un jeune conducteur de 18 ans ainsi que ses trois passagers de 14, 15 et 16 ans, a effectué une embardée dans une courbe sur la route 169 à Chambord. Le véhicule a terminé sa course en heurtant un ponceau. Les jeunes circulaient en direction nord. 

« La thèse de la fatigue est retenue. Il n’y a pas d’élément criminel dans le dossier », confirme Hugues Beaulieu, porte-parole de la Sûreté du Québec.