Voici de quoi avait l’air le stationnement du 160, rue Saint-Jean-Baptiste à L’Anse-Saint-Jean. Entre les deux, la résidence principale et le garage ont été épargnés.

Glissement de terrain à L'Anse-Saint-Jean

La cour arrière d’une maison privée de la rue Saint-Jean-Baptiste à L’Anse-Saint-Jean a subi une transformation extrême, mercredi après-midi, à la suite d’un glissement de terrain. Les résidants ont été évacués, mais personne n’a été blessé.

La cour arrière d’une maison privée de la rue Saint-Jean-Baptiste à L’Anse-Saint-Jean a subi une transformation extrême, mercredi après-midi, à la suite d’un glissement de terrain. Les résidants ont été évacués, mais personne n’a été blessé.

Les dommages les plus importants ont touché la cour du 160, rue Saint-Jean-Baptiste, et la maison du 158 de la même rue a également été évacuée. La construction récente est située juste en haut de la montagne du 160, étant accessible via un chemin d’accès.

L’événement a été signalé en début d’après-midi. Vers 19 h, une équipe d’experts en géotechnique du ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports (MTMDET) est arrivée sur les lieux pour procéder à l’analyse des sols.

Les résultats devraient être connus jeudi, mais une chose est sûre, les propriétaires évacués ont dû se trouver un autre endroit pour passer la nuit de mercredi à jeudi.

Malgré le malheureux incident, on peut dire que la résidence du 160, rue Saint-Jean-Baptiste a été épargnée. Les arbres et la boue se sont écoulés entre le garage et la maison, se retrouvant dans le stationnement. Selon les témoignages recueillis sur place, le propriétaire venait à peine de quitter les lieux avec sa voiture. Quant à la dame, il semblerait qu’elle se trouvait sous la douche. Elle n’aurait donc pas eu connaissance du glissement de terrain au moment où celui-ci s’est produit.

Une bonne partie de la montagne s’est retrouvée dans la cour du 160, rue Saint-Jean-Baptiste à L’Anse-Saint-Jean
Le glissement de terrain a causé d’importants dommages.

Selon un employé du MTMDET, entre quatre et six pouces de boue ont atteint la route, de sorte que la circulation s’est faite en alternance une partie de l’après-midi. À 17 h 30, la situation était revenue à la normale, même si une pelle mécanique procédait toujours à quelques travaux d’usage.

« On est venu prendre des données pour envoyer à nos collègues du MTMDET, a affirmé Lyne Marcotte, conseillère en sécurité civile à la direction régionale du ministère de la Sécurité publique. Ce sont eux qui font l’expertise en mouvements de sol. Ils vont procéder à l’évaluation de la situation, et on va détenir plus d’informations par la suite. »

Mme Marcotte ne pouvait cibler les causes exactes du glissement de terrain, rappelant qu’elles pouvaient être multiples. Ainsi, la fonte des neiges, la présence importante d’eau dans la montagne et le sol argileux du secteur sont des éléments à prendre en considération.

« C’est un endroit qui avait été problématique en juillet 1996 lors du Déluge, a rappelé Lyne Marcotte. Tout le secteur sera évalué. »

À la suite du rapport technique, des recommandations seront relayées à la Sécurité publique. Des programmes d’aide financière sont mis à la disposition des propriétaires de résidence principale.

« Ils permettent de faire des travaux de stabilisation, de démolir la résidence (allocation de départ) ou de la déménager, a fait savoir Mme Marcotte. On n’est toutefois pas rendu là parce qu’on ne connaît pas encore les résultats de l’expertise. »

Une pelle mécanique s’affairait toujours à effectuer les travaux d’usage en fin d’après-midi mercredi.