Palais de justice de Chicoutimi.

Fraude: Gingras coupable de 17 chefs d'accusation

S’il s’est permis de dépouiller des gens durant quelques mois, Maxime Gingras ne pourra frauder qui que ce soit pour un bon bout de temps. Il saura le 29 mars la sentence que le tribunal lui réserve et celle-ci devrait se jouer entre 24 et 36 mois de détention.

L’individu de 23 ans a réglé huit dossiers devant le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec en plaidant coupable à rien de moins que 17 chefs d’accusation, allant de la fraude au vol, à la supposition de personne, d’avoir fait de faux chèques et de bris d’engagement.

Le client de Me Jean-François Têtu a commis ses infractions entre juillet et novembre 2017. Il survolait les sites de petites annonces afin de trouver des voitures usagées.

Gingras, condamné à 12 mois de détention en 2014 pour de la fraude et à six autres mois quelques semaines après être sorti de prison pour des vols, a soulagé six victimes de montants variant de quelques centaines de dollars à plusieurs milliers de dollars.

Il contactait ses victimes en disant vouloir leur acheter leur véhicule. Au lieu de payer en argent, il montrait des copies d’un transfert de fonds ou de faux chèques à l’allure de véritables documents des institutions financières pour démontrer tout son sérieux.

« Il racontait aux gens qu’il n’allait pas les frauder, car lui-même avait été victime de fraude dans le passé. À d’autres, il mentionnait que son père, sa sœur ou son frère était pour lui faire parvenir de l’argent. Il a dit à une victime, à qui il a pris la voiture et soutiré 5200 $, de retirer sa plainte à la police s’il voulait être remboursé. Ce qu’il n’a jamais fait », a résumé Me Nicole Ouellet, de la Couronne.

Celle-ci réclame une peine variant de 30 à 36 mois, alors que la défense suggère plutôt deux ans moins un jour, moins l’équivalent de la détention préventive. La décision tombera le 29 mars. Gingras aura purgé six mois de détention.