Palais de justice de Chicoutimi

Francis Lavoie écope de 18 mois pour une affaire de torture

Francis Lavoie, l'un des trois individus impliqués dans une histoire de torture, écope d'une peine de 18 mois de prison. Il a démontré ne pas avoir participé à la séquestration, à la torture et à l'enlèvement de la femme.
Le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, a entériné la suggestion commune de Me Mélanie Paré, de la Couronne, et de Me Julien Boulianne, en défense.
En compagnie d'Anne Pearson et de Frank Gagné, Lavoie a été impliqué dans une affaire assez rocambolesque en mars dernier. Les deux hommes sont partis de Saguenay pour se rendre sur la Côte-Nord afin d'interroger une femme pour connaître l'identité des revendeurs de stupéfiants de cette région du Québec.
La femme a été ramenée à Saguenay et a été envoyée à la résidence d'Anne Pearson, sur le boulevard Université à Chicoutimi. Pearson avait le mandat de faire parler la victime. Elle l'aurait frappée à plusieurs occasions, lui aurait pointé une arme au visage et menacée de lui couper un doigt avec un coupe-cigare.
Quelques heures plus tard, le trio de ravisseurs a ramené la femme vers Baie-Comeau, non sans s'arrêter dans trois résidences du secteur afin de faire main basse sur des stupéfiants et des cigarettes de contrebande.
De plus, durant le trajet, le ton a monté dans la voiture. Pearson aurait tiré dans le visage de la femme séquestrée, avant que Lavoie ne mette un terme à toute cette affaire et arrive à retenir la victime qui voulait sauter en dehors du véhicule pendant que celui-ci était en marche.
« Il a été démontré que Francis Lavoie n'a pas participé à l'enlèvement, à la séquestration et à la torture de la victime. Il a plutôt été prouvé qu'il s'était interposé lorsque le coup de feu a été tiré et qu'il a tout fait pour que la victime ne soit blessée davantage », a précisé Me Julien Boulianne.
Les 18 mois de détention, auxquels le juge Pierre Simard a retranché neuf mois de détention préventive, sont imposées pour les plaidoyers de culpabilité de complot, de trois introductions par effraction et de trafic de stupéfiants (il était dans le véhicule transportant la drogue et les cigarettes de contrebande).
Frank Gagné a écopé d'une sentence de 36 mois, alors qu'Anne Pearson attend son tour. Elle pourrait passer plusieurs mois à l'ombre en raison de son rôle dans l'histoire.