Me Michael Bourget, de la Couronne, accepte une dernière remise du dossier.

Fini les remises du procès à répétition

Roxhan Beaulieu-Fournier n’aura plus aucune possibilité de remettre son dossier devant le tribunal. Le 16 mai, elle devra subir son procès pour des méfaits de plus de 31 000 $ et de menaces.

Le juge Christian Tremblay, de la Cour du Québec de Montréal, passe la semaine au Palais de justice de Chicoutimi pour s’occuper des dossiers inscrits au rôle de la salle 2,10.

Lundi matin, il devait entendre l’affaire Beaulieu-Fournier. La dame de 27 ans fait face à des accusations de méfait pour avoir détruit le logement qu’elle louait à Jonquière et pour avoir menacé le propriétaire des lieux de mettre le feu à l’appartement.

Mais une demande de remise a été faite au tribunal en raison de l’absence de son avocate, Me Marie-Ève St-Cyr, pour cause de maladie.

Questionné sur sa façon de voir les choses, Me Michaël Bourget, du bureau de la Couronne, a indiqué qu’il comprenait très bien les circonstances entourant l’absence de la collègue de la défense.

« Mais je me dois de préciser au tribunal qu’il s’agit de la cinquième remise depuis 2016. Les premières fois, les avocats au dossier ont dû se retirer étant donné qu’ils se trouvaient en conflit d’intérêts. Une autre fois, ce fut remis pour encombrement du rôle et à une occasion, les témoins de la défense brillaient par leur absence », mentionne Me Bourget.

« Chaque fois que le dossier est revenu devant le tribunal, mes témoins étaient présents. Je peux comprendre la demande de remise, mais ça doit être la dernière », a plaidé Me Bourget.

Le juge Tremblay a aussi compris la situation. Il a demandé si des dates rapides étaient disponibles afin que l’affaire soit entendue.

La Couronne a proposé une journée en avril, mais l’avocate de la défense n’était pas sur les lieux. Une autre date a été amenée pour mai et le magistrat a laissé voir que ça devait se passer cette journée-là.

« Il y a des limites à toujours remettre un dossier. À un moment donné, il faut que ça aboutisse. Le procès aura lieu le 16 mai et ce sera péremptoire, ce qui signifie que rien n’empêchera la tenue du procès. Est-ce clair ? », a lancé le juge en direction de l’accusée.

Selon les éléments de la preuve, l’accusée aurait complètement saccagé le logement au point de causer des dommages pour plus de 31 000 $.

Roxhan Beaulieu-Fournier a compris le message. Elle a précisé qu’elle était prête à subir son procès, car il n’est pas dans son intention de plaider coupable.