Daniel Bouchard est coupable d’avoir touché les parties du corps d’une fillette de six ans.

Film porno et attouchements

Le Chicoutimien Daniel Bouchard est coupable d’avoir touché les parties du corps d’une fillette de six ans, de lui avoir touché les fesses et les hanches.

L’homme de 42 ans de la rue Tâché à Chicoutimi a profité d’une soirée où il gardait un enfant pour abuser de la situation.

Le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec, n’a pas retenu la version de l’accusé et a plutôt cru les propos de la fillette, récoltés quatre jours seulement après les événements survenus le 7 mai 2016.

Bouchard, un colosse, se trouvait sur le divan de sa résidence avec la petite fille. Celle-ci voulait écouter des bandes dessinées à la télévision. 

En voulant chercher les chaînes destinées aux enfants, Bouchard a plutôt trouvé un film pornographique que l’enfant a eu le temps de visionner durant quelques minutes.

L’accusé, dont les intérêts sont défendus par Me Pierre Gagnon, a plaidé qu’il s’agissait d’une erreur et que la dernière chaîne qu’il avait visionnée était Super Écran et que l’on y présentait un film pour adultes.

« L’accusé dit avoir accroché par accident le bouton ‘‘recall’’, ce qui a placé la télévision au dernier poste écouté. Mais ça ne peut être le cas, car il a admis que d’autres personnes avaient regardé plusieurs postes de télé. Il ne pouvait donc revenir sur la chaîne identifiée », note le juge Daoust, dans sa décision.

« De plus, l’enfant a eu le temps de bien voir ce qui se passait dans le film. Elle a vu deux femmes nues en train de s’embrasser, de remarquer un homme nu et de voir les deux femmes une par-dessus l’autre. En plus, il y a eu un second épisode de film pornographique et l’enfant a remarqué que c’était le même. Ça ne pouvait être par accident », a retenu le magistrat.

Ce dernier a qualifié le témoignage de l’accusé d’invraisemblable et que ça ne pouvait être plausible. Le juge ne cache pas sa surprise sur les souvenirs de l’accusé pour une journée qualifiée d’ordinaire dans sa vie. Il avait un souvenir très précis de ce qu’il portait le jour des événements, des gens qu’il avait rencontrés et de ce qu’il avait mangé, et ce, plus de trois semaines après l’événement.

« Il y a aussi des propos contradictoires dans votre témoignage. Vous avez dit avoir rencontré les policiers trois jours après les événements, alors que la fillette n’en a parlé à ses parents que quatre jours plus tard. C’était impossible. Vous avez aussi parlé d’avoir eu des informations de l’affaire en juin, alors que les accusations ont été déposées uniquement en octobre. »

Le magistrat a aussi parlé du témoignage de la victime et l’a considéré comme plausible.

« Elle dit que Daniel s’est couché derrière elle sur le divan, qu’il lui a dit que lorsqu’elle serait plus grande, qu’il pourrait regarder le film ensemble. »

« Tous ces éléments font en sorte que je ne crois pas l’accusé et que les propos et les gestes commis l’ont été dans une intention sexuelle », de conclure le juge.

Un rapport présentenciel a été demandé et la décision sera rendue le 20 avril.