Malcolm-Albert Tremblay, 53 ans, a menti pendant six mois aux policiers qui recherchaient la jeune femme.

Femme morte en couches: 12 mois de prison pour les mensonges du conjoint

Malcolm-Albert Tremblay n’a rien à voir avec la mort en couches de sa conjointe. Mais en dissimulant la dépouille et en mentant aux autorités policières qui cherchaient la jeune mère de famille, l’homme a commis une entrave à la justice qui lui vaut une peine de 12 mois d’incarcération.

Catherine Racine-Ouellet, 26 ans, est morte dans des circonstances troublantes en mai 2016, juste après avoir accouché seule, dans un chalet isolé et sans eau courante de Lac-Beauport. Le bébé a lui survécu.

La jeune femme avait choisi d’aller dans ce chalet, propriété de son conjoint Malcolm-Albert Tremblay, pour cacher sa grossesse à la DPJ.

Tremblay, 53 ans, a menti pendant six mois aux policiers qui recherchaient la jeune femme. Il les a même lancés sur de fausses pistes, disant que Catherine Racine-Ouellet était allée accoucher dans les monts Chics Chocs, en Gaspésie, alors qu’il avait enterré le corps sous un tas de pierre, près du chalet.

Ce n’est qu’en novembre 2016 que Tremblay a finalement mené les policiers jusqu’au cadavre. Il a plaidé coupable à une accusation d’entrave.

L’accusé a souvent répété que c’est pour respecter les souhaits de sa conjointe qu’il l’a laissée passer sa grossesse seule dans un chalet difficile d’accès et qu’il a tû les circonstances de son décès.

Le juge Christian Boulet de la Cour du Québec croit que Tremblay aurait dû «appréhender le danger pour la sécurité de Madame et de l’enfant à naître et qu’il n’aurait pas dû accepter de se plier à sa volonté».

Après le décès de Catherine Racine-Ouellet, Tremblay aurait pu tout de suite collaborer avec les autorités, ajoute le juge.

Au lieu de ça, il continue à mentir et se parjure en témoignant sous serment lors d’une audience en chambre de la jeunesse.

Même après son plaidoyer de culpabilité, Tremblay a continué de mentir à l’agente de probation sur son implication dans l’affaire, en s’inventant un cousin qui serait le vrai responsable.

Le juge a rejeté la demande d’absolution conditionnelle à des travaux communautaires et à une probation présentée par la défense. «L’accusé n’a pas d’antécédents judiciaires, mais sa moralité est questionnable, tranche le juge. Les risques de récidive ne peuvent être écartés et l’ensemble des circonstances milite en faveur d’une peine dissuasive.»

La Couronne réclamait une peine de 18 à 24 mois de prison.

Le juge condamne Malcolm-Albert Tremblay à une peine de 12 mois avec une ordonnance de probation de deux ans. Il lui sera formellement interdit de communiquer avec la famille de Catherine Racine-Ouellet.