Palais de justice de Chicoutimi

Extorsion de 100 000$ pour un récidiviste

Accusé d'extorsion, d'intimidation, d'entrave à la justice et de bris de condition, le Chicoutimien Donald Ouellet pourrait bien avoir de la difficulté à recouvrer sa liberté.
L'individu de 51 ans a été appréhendé, la semaine dernière, en lien avec une affaire d'extorsion d'environ 100 000 $. Il a comparu au palais de justice le jeudi 29 juin.
L'homme au long passé judiciaire, dont les intérêts sont représentés par Me Olivier Théorêt, de l'Aide juridique, devait subir son enquête de remise en liberté, mardi matin. Mais comme de nouvelles accusations ont été déposées et que la preuve complète n'a été remise à la défense que mardi, le dossier a été repoussé au mardi 11 juillet.
Au moment où il se trouvait derrière les barreaux, il y a quelques jours, il aurait tenu des propos intimidants envers des personnes afin qu'elles n'aillent pas plus loin dans le dossier.
Sa remise en liberté pourrait être difficile à obtenir en raison de ses antécédents judiciaires et de son incapacité à fournir une adresse valide. Aucune adresse n'apparaît pour le moment sur l'acte d'accusation. 
Feuille de route
Donald Ouellet est un habitué du Palais de justice. Il s'y est retrouvé à de nombreuses reprises au fil des 23 dernières années.
Ses dernières frasques remonteraient à 2013 alors qu'il a reçu une peine de huit mois de détention pour harcèlement criminel envers son ex-conjointe.
Il avait eu l'équivalent de cinq ans d'incarcération en 2010 pour avoir tenté d'extorquer 80 000 $ à un homme d'affaires de Chicoutimi qui l'avait enregistré pour en fournir la preuve à la police.
Il recommence à sa sortie de prison
À sa sortie de prison, il a entrepris de demander un prêt à un de ses locataires sous de fausses représentations. Le prêt devait servir à l'achat d'une automobile. 
Donald Ouellet a de nombreux antécédents judiciaires. Il avait été condamné à quatre ans de pénitencier pour avoir extorqué de l'argent à un jeune homme qui lui avait emprunté 50 $.
L'escroc lui réclamait 2000 $ d'intérêts à coups de menaces de recourir aux services des Hell's Angels dont il se prétendait un ami.
En 1994, il a fait livrer par un mineur des bâtons de dynamite dans la boîte aux lettres des parents d'un associé, à La Baie, pour influencer la vente de leur entreprise.