Frédéric Blackburn-Laroche réfléchira à ses excès de violence en prison au cours des onze mois à venir.

Excès de violence: Blackburn-Laroche écope de 12 mois de prison

Le Jonquiérois Frédéric Blackburn-Laroche, 28 ans, a écopé d’une sentence de 12 mois de prison (moins un mois de détention préventive) pour avoir commis des voies de fait causant des lésions à deux individus dans des bars de Jonquière. Il a aussi plaidé coupable à de nombreux bris d’engagement et à deux dossiers de supposition de personne.

L’épisode de violence de l’accusé a commencé le 27 mai. Dans un bar de la rue Saint-Dominique, il avait asséné un coup de poing au visage de sa victime. Les images de la vidéo de surveillance montrent clairement l’accusé prendre un élan pour frapper l’homme qui se trouvait devant lui.

La victime de l’agression a eu besoin de 17 points de suture, a subi une abrasion à la cornée et souffre de maux de tête. Elle craint pour sa sécurité et les représailles et a peur pour sa famille. L’homme se dit toujours sur ses gardes.

« Vous pouvez voir ce que quelques secondes ont causé comme séquelles sur la victime. Elle a eu peur de perdre la vue, ce qui n’est pas votre cas », a lancé le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec.

En attente de son procès pour voies de fait causant des lésions, Blackburn-Laroche a récidivé sur une autre victime le 12 août.

Lors d’une soirée chez des amis, le client de Me Julien Boulianne s’en est pris à un individu en le frappant lui aussi au visage. L’accusé était choqué, car l’individu avait tenté de faire une « passe » à un ami.

« Le système de justice ne vous oubliera pas, car les peines vont aller en gradation. C’est à vous de voir si vous voulez faire carrière en prison ou non. Ça vous regarde », a ajouté le magistrat.

Blackburn-Laroche a reconnu les faits et a plaidé coupable de façon libre et volontaire.

Le juge Guimond a entériné la suggestion commune. Il a ajouté que l’accusé aurait intérêt à participer aux rencontres des groupes Courage et Cran d’arrêt. « J’ai une certitude, et c’est que nous avons ici une personne d’une extrême violence », a poursuivi le magistrat.

Me Boulianne a tenté de faire valoir que son client n’était pas aussi violent qu’il ne le paraît, car il est considéré comme un bon travailleur, toujours à l’heure et que son entourage ne l’a jamais vu faire usage de violence. Du moins, lorsqu’il n’est pas en boisson.

« Mon client a déjà eu huit mois de détention pour des voies de fait. Aujourd’hui, il se retrouve à la croisée des chemins, car s’il revient en cour, ça va lui coûter plus cher la prochaine fois. Mais mon client veut aller de l’avant », a conclu Me Julien Boulianne.