Evens Perron faisait face à de nombreux chefs d’accusation de plusieurs natures. Il a décidé de régler une partie de ses dossiers, jeudi matin, au Palais de justice de Chicoutimi.
Evens Perron faisait face à de nombreux chefs d’accusation de plusieurs natures. Il a décidé de régler une partie de ses dossiers, jeudi matin, au Palais de justice de Chicoutimi.

Evens Perron règle une partie de ses dossiers, ceux de nature sexuelle attendront

Patricia Rainville
Patricia Rainville
Le Quotidien
Evens Perron, qui faisait face à plusieurs chefs d’accusations de vols, de bris et de recel, a décidé de régler une partie de ses dossiers, jeudi matin, au Palais de justice de Chicoutimi. Le jeune individu de 21 ans, qui est également accusé de crimes de nature sexuelle, notamment de voyeurisme, a pu prendre le chemin d’une thérapie fermée en attendant la suite des procédures judiciaires.

Evens Perron, qui est détenu depuis le mois de juin dernier, après que la police de Saguenay ait lancé un mandat d’arrêt contre lui, a admis avoir commis plusieurs vols, entre l’été 2017 et l’hiver 2019. Il était à peine majeur lorsqu’il a perpétré ses premiers délits, notamment en volant des pneus et des jantes d’une valeur de 5536 $ chez Paysan Performance de Chicoutimi. Le jeune homme avait été épinglé après que des gens l’eurent dénoncé, puisqu’il avait installé ces pneus et ces jantes sur sa voiture.

Dans l’année qui a suivi, Evens Perron a volé une motoneige et une moto, notamment, en plus d’avoir tenté, à l’aide de complices, de s’introduire dans un garage. Le propriétaire avait constaté que la porte avait été forcée et la fenêtre cassée, mais rien n’avait été volé, puisque le propriétaire avait invectivé les rodeurs sur son terrain.

Evens Perron a également utilisé la voiture de son père sans son autorisation pour commettre des vols.

Une perquisition à son « camp », réalisée par les policiers de Saguenay en 2019, a permis de retrouver plusieurs biens dérobés au cours des mois précédents.

Jusqu’en juin dernier, Evens Perron était en liberté en attente de procès, mais un mandat d’arrêt avait été lancé contre lui après que la police ait reçu une plainte à son sujet pour un cas de violence conjugale. Perron avait été arrêté et il était incarcéré à la prison de Roberval depuis.

Voyeurisme et contacts sexuels

Le jeune homme a entériné des plaidoyers de culpabilité pour des dossiers de vols et de recel, mais attendra la fin de sa thérapie fermée pour prendre position sur les accusations à caractère sexuel qui pèsent contre lui.

En effet, Evens Perron est accusé de voyeurisme et de production de pornographie juvénile. Il aurait filmé une jeune fille d’âge mineure qui se changeait dans sa salle de bain. Il fait également face à des accusations de contacts sexuels et de voies de fait. Ces gestes auraient été commis dans un contexte conjugal.

Le juge de la Cour du Québec, Paul Guimond, a permis au jeune homme de se rendre dans un centre de thérapie fermée pour une durée de trois mois. Son procureur, Me Julien Boulianne, a d’ailleurs affirmé que c’était son client qui en avait fait la demande. Son jeune âge plaide également en sa faveur.

« Vous avez la chance de vous reprendre en main. Saisissez là », a déclaré le magistrat.