Les deux présumés voleurs ont tenté de vider le contenu du coffre-fort (à gauche), mais n’y sont pas parvenus. Mais ils ont causé des dommages en défonçant le mur.

Entrée par effraction au bar Le Classic: deux voleurs épinglés

Les Jonquiérois Dominic Samson et Kim Bergeron ont bien tenté de vider le contenu du coffre-fort du bar Le Classic, à Arvida, mais l’arrivée hâtive de Gilles Bezeau, l’un des copropriétaires, a mis un terme à leur tentative.

Samson et Bergeron, âgés respectivement de 42 et 44 ans, ont été accusés d’introduction par effraction dans un commerce, de méfait et de bris d’engagement de probation. Les deux hommes, qui veulent se défendre par eux-mêmes, ont enregistré des plaidoyers de non-culpabilité et devraient subir leur enquête de remise en liberté vendredi.

Au cours de la nuit du 12 au 13 mars, les deux individus ont percé un trou dans le mur situé à l’arrière de l’immeuble de la rue Lasalle dans le secteur Arvida et sont parvenus à pénétrer dans le commerce. Ils auraient travaillé durant de nombreuses minutes, pour ne pas dire quelques heures, pour ouvrir le coffre-fort. Ils voulaient l’argent qui se trouvait à l’intérieur, mais sont repartis bredouilles.

« Mon associé est arrivé vers 7 h au bar. Il a entendu du bruit, est sorti et a communiqué avec les policiers. Les deux gars ont commis des méfaits dans le local où se trouve le coffre-fort. Ils n’ont rien volé, mais ont causé plusieurs dommages », a mentionné Donald Gravel, le propriétaire du bar.

« Les deux gars qui viennent d’être accusés ont passé la soirée de mardi au bar. Ils étaient des clients réguliers, mais j’ai l’intention de les barrer à vie. Je ne veux plus les voir », a repris M. Gravel.

Au Service de police de Saguenay (SPS), le porte-parole Bruno Cormier confirme qu’un appel a été logé au service 911 vers 7 h mercredi matin. À l’arrivée des policiers, Samson et Bergeron ont pris la poudre d’escampette.

« Nos patrouilleurs les ont poursuivis et ils ont été appréhendés assez rapidement », de noter M. Cormier.

Kim Bergeron (de dos) et Dominic Samson étaient accompagnés des policiers de Saguenay à leur arrivée au palais de justice.

Comparutions

Les deux individus ont comparu mercredi après-midi devant le juge Pierre L. Rousseau, de la Cour du Québec.

Me Pascal Lévesque, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), a mentionné qu’il s’objectait à la remise en liberté des deux individus et a demandé à ce que les enquêtes de remise en liberté puissent se tenir vendredi.

Kim Bergeron a bien tenté de faire valoir au juge qu’il était pour garantir au tribunal une somme d’argent sans dépôt pour assurer sa présence en salle d’audience chaque fois que demandée et pour garder la paix, le magistrat lui a dit qu’il ne pouvait pas.

« J’ai eu un gros accident et j’ai absolument besoin de mes médicaments. Sinon ça pourrait mal aller », a argumenté Bergeron.

Le juge a demandé à ce que le détenu soit vu par le personnel infirmier à son arrivée à la prison de Roberval.

Dominic Samson a aussi voulu avoir droit à son enquête de remise en liberté immédiatement. Le juge a refusé.

« La Couronne a le droit de bénéficier de trois jours pour préparer l’enquête de remise en liberté et celle-ci ne se déroulera donc pas aujourd’hui », a indiqué le juge Rousseau.

En ouvrant le mur, Bergeron et Samson ont commis quelques bris dans la salle où se trouvait le coffre-fort.

Ce dernier a aussi suggéré aux deux accusés de se constituer un avocat afin de défendre leur dossier en raison de l’importance des accusations déposées contre eux.

« Pas de problème. Tout va tomber. Mon adresse sur la rue Juchereau est la bonne et l’accusation d’introduction par effraction va tomber lorsque ce sera le temps », a laissé voir Samson, avant de prendre le chemin de la prison.