La collision entre le véhicule et le camion-remorque a été très sévère. L’angle du VUS peut laisser croire à une très tardive tentative de correction de la direction.

Entre la vie et la mort

Un jeune homme de 25 ans de Jonquière repose dans un état critique après que son véhicule ait percuté violemment l’arrière d’un camion-remorque stationné en bordure de la route à La Baie.

La collision s’est produite peu après 9 h, sur la route 170, entre les kilomètres 113 et 114, entre La Baie et Saint-Félix-d’Otis. Le conducteur se dirigeait vers La Baie. Dans cette direction, la voie est simple et l’accotement y est très large. Le camion-remorque, avec une pleine cargaison de bois, empiétait légèrement sur la ligne blanche. 

L’homme qui était seul à bord de son véhicule a embouti le fardier stationné en bordure de route. Le conducteur a été transporté au centre hospitalier. « Ses blessures sont graves. On craint pour sa vie », confirme Bruno Cormier, porte-parole de la Sécurité publique de Saguenay, qui s’est rendu sur place. Il n’a pas été possible d’obtenir plus de détails en début de soirée quant à son état de santé. 

Un enquêteur et reconstitutionniste en scène de collision a été dépêché sur les lieux afin de faire la lumière sur les événements. 

« On ignore la raison pour laquelle le conducteur a embouti le fardier. On recueille la version du conducteur du fardier, mais le camion-remorque ne nuisait pas à la circulation. On ignore encore toutefois pourquoi il était stationné à cet endroit. »

Deux camions de pompiers ont été dépêchés sur place, mais les pinces de désincarcération n’ont pas été utilisées.

Lors du passage du Quotidien, il n’y avait aucune trace apparente de freinage. L’angle du VUS au moment de la collision laisse croire à une très tardive tentative de correction de la direction, puisque les roues avant se trouvaient plus vers le centre de la chaussée.

Les policiers ne pouvaient également donner d’indication sur la vitesse du véhicule. Cette section de la 170 a une vitesse limite de 90 km/h. Avec Johanne Saint-Pierre et Pascal Girard