Une entente hors cour a été conclue entre la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay et la veuve de l’ancien directeur général de l’organisation, Stéphane Côté.
Une entente hors cour a été conclue entre la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay et la veuve de l’ancien directeur général de l’organisation, Stéphane Côté.

Entente hors cour entre la CSRS et la veuve de Stéphane Côté

Une entente hors cour a été conclue entre la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay et la veuve de l’ancien directeur général de l’organisation, Stéphane Côté, qui s’est enlevé la vie en 2016 alors qu’il était en arrêt de travail. La famille réclamait 2,3 M$ en dommages et intérêts à la commission scolaire et au psychologue Gilles Vachon, qu’elle estimait responsables du suicide.

« Cette entente met fin à l’ensemble des litiges concernant toutes les personnes et entités impliquées, leur permettant ainsi de tourner la page définitivement sur ces événements pour regarder vers l’avenir », a souligné la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, jeudi, dans un court communiqué transmis de façon conjointe par les deux parties.

L’entente entraîne également le désistement complet de Cynthia Martin, la veuve de M. Côté, des procédures civiles entreprises à l’égard du psychologue Gilles Vachon, qui avait été mandaté par l’organisation afin d’intervenir auprès de M. Côté.

Mme Martin et les deux filles de Stéphane Côté avaient déposé en mars 2019 une poursuite en dommages et intérêts de 2,3 M$, à la suite de la mort de l’ancien directeur général, qui s’est enlevé la vie le 31 mars 2016, à l’âge de 43 ans, alors qu’il était en arrêt de travail.

Cynthia Martin réclamait notamment 1,9 M$ pour la perte de soutien financier occasionnée par la mort de son conjoint et les trois femmes réclamaient 100 000 $ chacune en dommages moraux. Plusieurs fautes commises par la commission scolaire étaient alléguées.

Rapport du coroner

Le coroner Sylvain Truchon, dans son rapport d’investigation diffusé en mars 2018, avait estimé que les interventions de la commission scolaire et de ses mandataires avaient perturbé la convalescence de M. Côté et augmenté son niveau d’anxiété.

Il avait alors recommandé que la conduite du psychologue engagé par la commission scolaire soit examinée par le syndic de l’Ordre des psychologues du Québec, enquête qui avait ensuite été entreprise par le syndic.

L'enquête menée par le Bureau du syndic de l'Ordre des psychologues du Québec avait ensuite conclu en juin 2018 que Gilles Vachon n'avait fait preuve d'aucun manquement déontologique dans le dossier, a précisé le psychologue, qui a transmis au Quotidien la lettre que le syndic de son ordre professionnel lui avait fait parvenir.

Les parties impliquées ont précisé jeudi qu’elles n’accorderaient aucune entrevue ou n’émettraient aucun commentaire supplémentaire dans ce dossier.