Enlèvement à Saint-Honoré: de nouvelles accusations

La Chicoutimienne Vicky Lavoie et l’Almatois Samuel Simard ont été en mesure de recouvrer leur liberté en lien avec l’attaque sauvage menée contre un individu de Saint-Honoré, mais font tout de même face aux mêmes accusations que leurs trois complices, Cassandra Racine, Simon Durand et Olivier Côté.

Me Karen Inkel, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), a déposé cinq nouvelles accusations contre les cinq accusés, qui ont enlevé et battu un homme de 18 ans, le 5 février dernier, dans le rang Saint-Marc, Saint-Honoré.

« Nous avons déposé de nouvelles accusations de séquestration, de complot, d’enlèvement, de menaces de mort, de voies de fait armées et de voies de faits graves », a expliqué Me Inkel, à la sortie du tribunal.

Les accusés auraient embarqué leur victime dans le véhicule et l’auraient amenée plus loin pour lui faire passer un mauvais quart d’heure.

Les cinq complices auraient servi une véritable correction au jeune homme de 18 ans, qui a subi des fractures au visage. Ces blessures ont entraîné une accusation de voies de fait graves, car les présumés agresseurs ont alors tenté de blesser leur victime en le mutilant ou en le défigurant.

La victime, selon le cinquième chef d’accusation, aurait été battue avec un bâton télescopique à de nombreuses reprises.

Après l’agression, les accusés ont ramené la victime dans le même rang où ils l’avaient séquestrée et l’ont laissée en bordure de la route.

Par la suite, le jeune homme a été en mesure d’appeler des secours et a été conduit au centre hospitalier de Chicoutimi afin d’y être soigné.

Le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, a entendu le dépôt des accusations et a maintenu l’incarcération de Racine (Chicoutimi), Durand (Alma) et Côté (Chicoutimi), tout en acceptant la remise en liberté de Lavoie et Simard. Ceux-ci ont tous été arrêtés dans les heures qui ont suivi l’événement.

Le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, a entériné la suggestion de remise en liberté de Vicky Lavoie et de Samuel Simard pour la durée des procédures judiciaires.

Liberté

Une fois que les nouveaux chefs d’accusation ont été déposés, Lavoie et Simard se sont vu imposer diverses conditions afin de recouvrer leur liberté après sept journées d’incarcération.

Me Inkel a maintenu l’interdiction d’avoir des contacts avec leurs complices, sauf en présence des avocats et entre eux, car Lavoie et Simard forment un couple.

« Une des raisons de leur remise en liberté, c’est qu’ils n’ont pas beaucoup d’antécédents judiciaires. Ils devront aussi respecter un couvre-feu, ne pas consommer d’alcool et de stupéfiants », a précisé Me Julien Boulianne, qui défend les intérêts des deux accusés.