Patrick Michaud est arrivé avec son baluchon rempli de vêtements, mais ne prendra le chemin de la prison que vendredi.

Encore quelques jours en liberté avant la prison pour Michaud

Patrick Michaud profite de quelques journées de liberté supplémentaires avant de prendre le chemin de la prison pour une période de 12 à 18 mois pour avoir distribué, avoir eu accès et avoir en sa possession du matériel de pornographie juvénile.

L’individu de 44 ans avait été arrêté en avril 2017 après avoir transmis par Skype des images à 11 reprises à d’autres individus.

Me Jean-Marc Fradette réclame la peine minimale de 12 mois de détention, prévue par les nouvelles législations au Code criminel canadien, pour son client de Chicoutimi. Me Jean-Sébastien Lebel, de la Couronne, demande plutôt une sentence de 18 mois afin de tenir compte de la gravité des images retrouvées dans les appareils électroniques de Michaud.

Les experts de la SQ ont déniché 414 photos compromettantes et 38 vidéos, dont 11 à l’échelle 3 de la gravité de la pornographie juvénile. Cela signifie que l’on y voit des enfants de moins de 14 ans avec des adultes dans des positions plus que suggestives.

« Le rapport sexologique démontre que l’accusé a encore du travail à faire sur sa problématique sexuelle. Le risque de récidive est présent et il aura besoin d’un encadrement assez serré sur sa possible déviance sexuelle », de dire Me Lebel.

« La Cour d’appel du Québec a lancé un message clair dans le dossier de l’Almatois Raynald Régnier (de 18 à 36 mois de détention) en disant aux juges qu’ils pouvaient être plus sévères », note-t-il.

Son homologue en défense ne voit pas les choses du même œil. Il ne croit pas que le crime de son client mérite 18 mois de détention. Il pense même qu’il devrait avoir moins de 12 mois, mais qu’en raison de la législation, il sait qu’il n’a pas le choix.

« Dans Régnier, on parlait de 71 000 photos et 2700 vidéos. Il a consommé de la pornographie juvénile durant 17 ans et non pas 30 mois comme mon client. Je pense que l’on doit aider mon client, car il n’est pas normal d’avoir une érection en regardant des enfants être maltraités par des adultes. C’est inacceptable », précise Me Fradette.

La décision sera rendue vendredi.