Encore 30 jours pour Sylvain Girard

Sylvain Girard passera encore 30 jours derrière les barreaux après avoir plaidé coupable à des voies de fait sur des policiers. Il a pointé la crosse d’une arme à feu en leur direction.

L’homme d’une cinquantaine d’années a enregistré des plaidoyers de culpabilité devant la juge Isabelle Boillat, de la Cour du Québec. En plus des voies de fait sur des policiers, il a été reconnu coupable de possession de 4,5 grammes de cannabis, de bris de probation et de mauvais entreposage d’une arme à feu.

En juillet dernier, Girard, dont les intérêts sont représentés par Me Julien Boulianne, a communiqué à de nombreuses reprises avec les services d’urgence du 911 pour dire qu’il était surveillé par les motards.

Me Karen Inkel, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), a expliqué que l’homme tenait des propos décousus et qu’il semblait mentalement perturbé.

« Après plusieurs appels où l’accusé raccrochait tout le temps, les policiers ont pris la décision de se rendre à son domicile. Lorsque M. Girard a aperçu les policiers, il a pointé une arme à feu en leur direction. Il croyait que des gens voulaient s’en prendre à lui », indique la procureure de la Couronne.

« Les agents ont alors érigé un périmètre de sécurité jusqu’au moment où l’homme est sorti », note-t-elle.

Lors de la perquisition, les enquêteurs ont bien vu qu’il s’agissait uniquement d’une crosse de carabine, mais que cela était impossible de le savoir au moment des événements.

Les avocats ont présenté une suggestion commune à la juge Boillat. L’individu a été condamné à 90 jours de détention. La magistrate a retranché les 39 jours de détention préventive (équivalent à 60 jours) et Girard doit donc purger encore 30 jours derrière les barreaux. Il sera soumis à une probation de 24 mois à sa sortie de prison.

« Vous devrez aussi prendre la médication qui vous a été prescrite en respectant la posologie. Et il vous sera interdit de posséder des armes à feu », a précisé la juge.