Marc-André Lemieux a été arrêté au motel Princesse, le 22 août.
Marc-André Lemieux a été arrêté au motel Princesse, le 22 août.

En liberté sous conditions, Marc-André Lemieux arrêté au motel

Patricia Rainville
Patricia Rainville
Le Quotidien
Marc-André Lemieux, qui est en attente de procès pour une violente altercation survenue en septembre 2019 à Alma et qui était en liberté après avoir complété une thérapie fermée, a été arrêté le 22 août dernier, au Motel Princesse de Jonquière. Il fait face à des accusations de bris d’engagement, puisque l’homme, qui ne peut consommer ni alcool ni drogue, présentait des signes importants d’intoxication, selon les policiers et la Couronne.

Marc-André Lemieux est accusé de voie de faits graves sur un homme de 28 ans. L’accusé au lourd passé criminel aurait assené une violente raclée à la victime à coups de poing, ce qu’il nie depuis son arrestation. En décembre dernier, la juge de la Cour du Québec, Isabelle Boillat, avait accepté que l’individu soit libéré en attente de procès, mais à condition qu’il se rende dans un centre de thérapie fermée. Marc-André Lemieux a complété avec succès sa thérapie de trois mois et pouvait vivre chez sa mère en attendant la suite des procédures judiciaires.

Mais le 22 août dernier, les policiers lui ont passé les menottes, alors qu’il se trouvait au Motel Princesse de Jonquière, où il passait quelques jours avec sa conjointe, afin d’avoir plus d’intimité. Lorsque les policiers s’y sont présentés, des bouteilles de vin et des sachets de plastique vides ont été trouvés sur place. Selon les policiers, l’individu était en état d’ébriété et intoxiqué, ce qui lui est interdit, en raison de ses conditions de libération.

Lorsque les agents lui ont demandé le nom de sa conjointe, il a répondu qu’elle s’appelait « Toilette », refusant ainsi de collaborer.

Marc-André Lemieux est détenu depuis ce temps. Mardi, il tentait de recouvrer sa liberté, témoignant ne pas avoir consommé, mais plutôt que c’était une amie de sa conjointe qui avait amené l’alcool au motel. Il a juré ne pas avoir consommé depuis sa thérapie.

Son procureur, Me Denis Otis, a déclaré avoir parlé à l’amie en question, qui lui a confirmé que c’était elle qui avait amené la drogue et l’alcool et que Lemieux n’y avait pas touché.

Quand à son refus de collaborer et à ses réponses étranges, poussant d’ailleurs les policiers à affirmer que l’accusé était intoxiqué, Marc-André Lemieux a témoigné ne pas avoir de bons rapports avec les agents et qu’il « n’aurait peut-être pas dû les niaiser ».

La procureure de la poursuite, Me Marie-Christine Savard, s’oppose à la remise en liberté de Lemieux, compte tenu, notamment, de la gravité des accusations auxquelles il fait face, mais aussi en raison de ses antécédents judiciaires chargés. Marc-André Lemieux a passé dix des seize dernières années derrière les barreaux, souvent pour des crimes violents.

Marc-André Lemieux saura vendredi s’il pourra recouvrer sa liberté, puisque le juge de la Cour du Québec, Paul Guimond, a pris la décision en délibéré.