L’accusé avait soufflé près de deux fois la limite d’alcool permise dans le sang.

En état d’ébriété, il heurte un octogénaire

Le Fulgencien Patrice Tremblay, âgé de 56 ans, passera les trois prochains mois derrière les barreaux. En état d’ébriété, il avait heurté un octogénaire qui marchait dans une rue de Saint-Fulgence, un soir de juillet 2018. Heureusement, l’accusé circulait à basse vitesse et la victime n’avait pas été grièvement blessée.

Patrice Tremblay, qui avait déjà un antécédent de conduite avec les facultés affaiblies datant de 1993, a plaidé coupable à une accusation de conduite avec les facultés affaiblies causant des lésions, vendredi après-midi, devant le juge Michel Boudreault de la Cour du Québec. L’individu patientait dans les corridors du Palais de justice de Chicoutimi depuis la matinée avec sa valise, puisqu’il savait qu’il écoperait d’une peine de détention ferme.

Au cours de l’été 2018, Patrice Tremblay s’était rendu à une partie de balle qui avait lieu à Saint-Fulgence. Il avait consommé de l’alcool sur place puis avait pris le volant pour rentrer chez lui. Sur la route, il avait heurté un homme âgé de 80 ans qui marchait. L’octogénaire avait été blessé, mais heureusement, n’avait souffert d’aucune fracture.

Patrice Tremblay avait soufflé un taux de près de deux fois la limite permise d’alcool dans le sang. Il avait été accusé de conduite avec les facultés affaiblies causant des lésions.

« Il y avait un lampadaire brûlé, je ne voyais pas grand-chose », a dit Patrice Tremblay.

La Couronne, représentée par Me Sébastien Lebel, a confirmé que la visibilité n’était pas très bonne ce soir-là, en raison de la pluie et de l’absence de luminosité, et que l’accusé ne circulait pas vite.

« Je ne pense pas que ce soit de la faute au lampadaire, mais plutôt la vôtre, M. Tremblay », a ajouté le juge Boudreault, qui a accepté la suggestion commune des procureurs au dossier, Me Lebel en poursuite et Me Julien Boulianne en défense.

L’individu, qui dit ne plus consommer d’alcool depuis les événements, aurait pu purger sa peine de façon discontinue, mais il a plutôt choisi de le faire de façon continue. Il a donc pris le chemin de la détention à partir de la salle d’audience. Il a également remis son permis de conduire à la greffière, puisqu’il ne pourra pas reprendre le volant pour une période d’un an.