Me Julien Boulianne estime qu’une sentence de détention s’imposait pour Jacob Perron en raison de la gravité de l’infraction

En état d'ébriété au volant d'un camion plein de dynamite

Jacob Perron a heurté un panneau de signalisation alors qu’il conduisait une camionnette remplie de dynamite, en état d’ébriété. Il aura le temps de réfléchir à ses gestes, car il a pris le chemin de la prison pour les 45 prochains jours.

L’individu de 25 ans, de Saint-Honoré, en est à sa seconde condamnation pour conduite avec les facultés affaiblies.

En 2014, il avait été condamné à 1800 $ d’amende pour la première infraction.

Le 24 novembre 2017, Perron conduit la camionnette de l’entreprise pour laquelle il travaille lorsqu’il en perd le contrôle. Il termine sa course en heurtant un panneau de signalisation dans la municipalité de Saint-Honoré. 

En état d’ébriété avancé (les tests d’alcoolémie ont révélé des taux de .233 et de .224), il a quitté les lieux à la course. Malheureusement pour lui, un citoyen a aperçu la scène et a immédiatement communiqué avec les policiers.

À leur arrivée, les patrouilleurs ont suivi les indications données par le témoin et ont été en mesure d’attraper l’individu.

« Vous m’avez eu. C’est ma deuxième balloune », leur a lancé Perron au moment de son arrestation.

Me Sabrina Tremblay, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), et Me Julien Boulianne, en défense, ont présenté une suggestion commune à la juge Sonia Rouleau, de la Cour du Québec.

Ils ont tenu compte du fait que l’accusé a profité de sa première occasion pour plaider coupable, mais aussi qu’il s’agissait d’une deuxième infraction en moins de cinq ans.

Ils ont aussi retenu que les taux d’alcool étaient plus de deux fois supérieur à la limite autorisée et que l’individu avait été impliqué dans un accident. 

Les deux procureurs ont confirmé qu’une peine de détention s’imposait et que 45 jours de détention seraient appropriés. 

Le tribunal lui a aussi imposé une interdiction de conduire de deux ans.

« On va convenir qu’une fois (conduire en état d’ébriété), c’est déjà trop. Mais une deuxième fois, c’est incommensurable. Chaque jour, les journaux nous parlent d’histoires d’horreur en lien avec la conduite avec les facultés affaiblies », a lancé la juge Rouleau.

« Vous avez été chanceux qu’il n’y ait pas de blessé, surtout avec les taux (d’alcool) enregistrés. N’attendez pas que ça vous arrive », a-t-elle ajouté.

Mandat d’arrestation

Dans un autre ordre d’idées, la juge Rouleau a lancé un mandat d’arrestation contre Steeve Rodgers. L’individu devait recevoir sa sentence pour une affaire de contacts sexuels.

Le client de Me Sylvain Morissette ne s’est pas présenté au Palais de justice de Chicoutimi, prétextant que son fils avait connu des problèmes majeurs de santé et qu’il devait l’accompagner chez un médecin spécialiste.

La juge Rouleau a demandé à l’avocat de faire comprendre à son client qu’il devait se présenter en salle d’audience pour recevoir sa peine.

« Je lui ai fait votre message, mais il m’a répondu qu’il ne serait pas au palais de justice aujourd’hui (jeudi) », a mentionné Me Morissette.

La juge Rouleau a immédiatement lancé un mandat d’arrestation. 

Une nouvelle accusation pourrait être déposée contre lui, ce qui pourrait augmenter la sentence à recevoir.