En cour pour une chicane de bac bleu

Une chicane de bac bleu a mené un septuagénaire devant les tribunaux, vendredi matin, au Palais de justice de Chicoutimi. Accusé de voie de fait causant des lésions, l’homme de 74 ans de Saint-Nazaire a avoué avoir frappé l’homme d’entretien de son immeuble, lorsque ce dernier l’a empêché de déplacer son bac de recyclage à un endroit précis.

La chicane a éclaté le 22 mai dernier, dans un immeuble à logements de la municipalité de Saint-Nazaire. L’accusé, qui souffre de la maladie de Huntington, voulait mettre son bac bleu à un endroit précis, mais l’homme d’entretien lui a fait savoir que c’était dangereux pour les incendies. L’accusé s’est fâché. Il a voulu prendre le bac de force, mais le plaignant l’a retenu.

Le septuagénaire, qui se déplace avec une canne en raison de sa maladie dégénérative, lui a alors assené un coup de poing au visage. Les deux individus se sont retrouvés au sol, à se chamailler. Le plaignant a été blessé au dos en tombant, d’où le chef de voie de fait causant des lésions.

L’accusé a plaidé coupable, vendredi matin, au Palais de justice de Chicoutimi, soulignant toutefois qu’il s’était senti menacé par l’homme d’entretien. Il a ajouté que la situation s’était réglée et que le calme était revenu dans l’immeuble à logements depuis les événements.

Le procureur de la poursuite, Me Jean-Sébastien Lebel, a demandé au juge Richard P. Daoust de condamner l’homme à effectuer des travaux communautaires pour sa faute. En défense, Me Jean-Marc Fradette a indiqué que son client avait un piètre état de santé et qu’il lui était impossible d’accomplir les travaux, suggérant plutôt le versement d’un don. « Monsieur a été capable de se livrer à des voies de fait en mai dernier, mais ne pourrait pas faire de travaux ? », s’est questionné Me Lebel.

Le juge a finalement condamné le septuagénaire à verser un don de 500 $ à un organisme communautaire.