Les policiers ont saisi des armes dans le garage où se trouvait l'homme en détresse psychologique.

Émoi à Shipshaw

Un homme suicidaire et armé a causé tout un émoi samedi midi à Shipshaw. Plusieurs policiers ont été dépêchés sur la rue des Épinettes après avoir reçu un appel d'un membre de la famille craignant que la situation dégénère.
Un premier policier est arrivé sur les lieux en quelques secondes à peine. Ce dernier se trouvait seul dans son auto-patrouille dans le stationnement du dépanneur situé à quelques mètres de la résidence.
Quelques instants plus tard, plusieurs auto-patrouilles entouraient la demeure.
L'homme de 40 ans qui se trouvait dans le garage situé dans la cour arrière de la résidence unifamiliale se serait rendu rapidement lors de l'intervention des policiers.
«Selon les premières versions, il y aurait eu un coup de feu. Mais à la suite de l'enquête, l'arme n'aurait pas été utilisée. Il n'y aurait eu aucun coup de feu», affirme la lieutenante Julie Cloutier de la Sécurité publique de Saguenay (SPS).
Les policiers ont tout de même saisi une carabine ainsi qu'un arc et des flèches.
Un large périmètre a été érigé autour de la résidence et du garage.
Selon ce que Le Progrès-Dimanche a appris, contrairement aux informations qui circulaient sur place, que l'homme n'aurait pas menacé les membres de sa famille. Il aurait plutôt menacé de s'enlever la vie.
«Possiblement qu'aucune accusation ne sera portée contre l'homme suicidaire. L'individu en détresse psychologique est présentement à l'hôpital», affirme la lieutenante Julie Cloutier.
La conjointe de l'homme, ainsi que deux enfants qui étaient sur place lors des événements ont trouvé refuge chez des voisins. Ils ont tous trois été transportés à l'hôpital pour y soigner des chocs nerveux. Personne n'a été blessé.
Émoi dans le quartier
Dans le quartier, plusieurs voisins observaient la scène devant leur résidence. Un tel déploiement policier a causé toute une surprise.
«Ça nous surprend de voir tous ces policiers ici. C'est tranquille d'habitude», a affirmé Carl Duperré, rencontré au coin de la rue.
Plusieurs voisins ont affirmé avoir entendu des cris aux environs de midi.
Un jeune homme qui habite la maison voisine est sorti dehors pour voir ce qui se passait. «J'ai entendu un des enfants crier. Je suis sorti et j'ai vu un policier. Il était seul. Mais je suis sûr qu'il n'y a pas eu de coup de feu de tiré. Je l'aurais entendu», affirmait le jeune homme quelques minutes après les événements.
Certains autres voisins ont évoqué la possibilité qu'il y ait eu des coups de feu.
Amgravel@lequotidien.com