Me Olivier Théorêt, en défense, a bien tenté d'obtenir une amende un peu plus basse pour sa cliente, mais n'a pu obtenir gain de cause.

Elle prend le volant malgré un avertissement des policiers

Il y a des fois où une citoyenne se voit offrir une véritable chance d'éviter les problèmes. Et il arrive que celle-ci ne tienne pas compte des avertissements et se retrouve dans le trouble.
C'est arrivé à une jeune femme de La Baie, en avril 2016, lorsqu'elle a été arrêtée par les policiers de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) après une sortie de route avec son véhicule alors qu'elle était sous l'influence de l'alcool.
La femme de 22 ans avait pourtant reçu un avertissement des patrouilleurs dans la nuit du 9 avril, à sa sortie d'un bar à La Baie. Les agents lui avaient fortement suggéré de ne pas prendre sa voiture et de plutôt faire appel à un taxi, surtout qu'il y en avait quelques-uns à proximité.
«L'accusée a répondu aux policiers qu'elle ne prendrait pas le volant. Mais ce n'est pas ce qu'elle a fait. Quelques instants plus tard, à 3h43 du matin, des citoyens ont communiqué avec les policiers pour leur signaler qu'un véhicule avait effectué une sortie de route», a indiqué Me Michaël Bourget, procureur de la Couronne.
Celui-ci a poursuivi ses explications au juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, en mentionnant que la conductrice et son passager avaient même pris la poudre d'escampette.
«Les policiers ont vite retrouvé l'accusée. Elle a confirmé être au volant. Mais en s'identifiant, elle a donné un faux nom aux agents. Ceux-ci ont tenté de trouver ce nom dans les fichiers, mais il n'y avait rien. L'accusée a finalement révélé sa véritable identité par la suite», a indiqué l'avocat de la Couronne.
À son arrivée au poste de police, la cliente de Me Olivier Théorêt a enregistré des taux d'alcool de .104 et de .101.
Me Bourget a demandé une amende de 1300$ en estimant que la sortie de route et le fait d'avoir donné un faux nom (aucune accusation n'a été déposée) ont constitué des facteurs aggravants.
Me Théorêt a plutôt suggéré 1200$ d'amende en tenant compte de la sortie de route. Il s'agissait d'un premier dossier criminel pour la Baieriveraine.
Le juge Simard a opté pour la suggestion de la Couronne et impose 1300$ en amende, soit 300$ de plus que l'amende minimale prévue par la loi. L'accusée devra aussi payer les frais de justice et la suramende, ce qui fera grimper la facture de quelques centaines de dollars. Il sera interdit à la dame de conduire durant une année et si elle devait passer outre cette condition, elle pourrait se retrouver derrière les barreaux.