Elle frappe son ex avec un patin à glace

Catherine Perreault semble avoir tout un coup de patin. Du moins assez bon pour frapper son ex-copain à trois reprises avec un patin à glace. L’homme ne semble pas avoir été blessé sérieusement, mais la femme de 41 ans passera au moins une nuit en détention.

Les événements se sont déroulés jeudi matin dans une résidence de la rue Parent, à Chicoutimi. Perreault s’y trouvait depuis la veille. Elle est accusée de menaces et de voies de fait armées, de méfait et de bris de condition.

Rapidement après son arrivée au logement, Catherine Perreault aurait mélangé la bière et les médicaments et ne semblait pas être de bonne humeur.

Selon les informations obtenues, la victime préparait le petit déjeuner lorsque Perreault s’est mise à parler de tout et de rien. Et ça n’intéressait absolument pas le cuisinier.

L’accusée, dont les intérêts sont représentés par Me Charles Cantin, s’est énervée et s’est mise à frapper l’homme à coups de poing à au moins cinq reprises.

Quelques instants plus tard, elle a pris les patins de l’homme et lui en a asséné un coup solide au cou. Heureusement, les lames des patins n’étaient pas très bien aiguisées.

Perreault ne s’est pas arrêtée là. Elle a frappé à deux autres reprises son ex-copain au cou et à la tête.

Et avant de quitter l’endroit, la femme a mis le logement sens dessus dessous et a brisé une fenêtre.

La victime a craint pour sa sécurité et n’a pas caché aux policiers avoir eu très peur.

Catherine Perreault devait recouvrer sa liberté jeudi après-midi. Me Cantin et Me Marianne Girard, de la Couronne, avaient convenu de conditions avant de se présenter devant le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec.

Cependant, l’accusée est apparue désorganisée en salle d’audience, ne cessant de parler.

Le magistrat n’a eu d’autres choix que de maintenir la détention de Perreault jusqu’à vendredi (aujourd’hui) pour son enquête de remise en liberté.