Palais de justice de Chicoutimi

Dubois-Girard brise ses conditions

Junior Dubois-Girard, arrêté en mai pour production et possession de pornographie juvénile, a été de nouveau intercepté par les policiers alors qu'il se trouvait au parc de la Rivière-aux-Sables, de Jonquière, contrevenant ainsi à ses conditions de remise en liberté.
L'individu de 20 ans, de Saint-Ambroise, a passé une nuit derrière les barreaux avant de voir le juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec, accepter de le remettre en liberté.
Il faut se souvenir que Dubois-Girard avait fait l'objet d'une perquisition à son domicile par les policiers de la Sûreté du Québec (SQ), en lien avec la pornographie juvénile en mai dernier. Il avait été accusé de possession et de distribution de ce matériel interdit.
L'homme, dont les intérêts sont représentés par Me François Dionne, avait pu recouvrer sa liberté à la suite de son enquête de remise en liberté.
Il avait dû déposer une somme d'argent et s'était engagé à ne pas avoir d'ordinateur, d'Internet ou d'être à proximité d'un parc où il avait qu'il pouvait se trouver des jeunes de moins de 16 ans.
Au cours de la fin de semaine, Junior Dubois-Girard a été aperçu au parc de la Rivière-aux-Sables de Jonquière, où des spectacles étaient donnés dans le cadre de Jonquière en musique.
Les policiers de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) ont procédé à son arrestation pour un bris de ses conditions.
Lundi matin, son avocat est parvenu à fournir les garanties nécessaires au Tribunal afin que son client puisse sortir de la détention.
« Il a déboursé une somme d'argent supplémentaire afin de garantir qu'il respectera ses conditions. Le juge (Pierre Lortie) lui a imposé un couvre-feu et il ne peut pas se retrouver à proximité d'un parc ou d'une école », soutient Me Dionne.
Il faut savoir que Dubois-Girard n'était pas spécifiquement en compagnie de mineurs, mais qu'à l'endroit où il se trouvait, il y avait effectivement des jeunes de moins de 16 ans à proximité.
Les dossiers de l'individu ont été reportés au 5 septembre. Il est possible que la preuve obtenue, pour la possession et la distribution de pornographie juvénile, soit alors complétée et remise à la défense.
Le Code criminel canadien prévoit une détention minimale de 12 mois pour de la production de matériel de pornographie juvénile.