La jeune mère a plaidé coupable à une accusation d’avoir «exposé son enfant de manière que la vie de cet enfant soit effectivement mis en danger ou exposé à l’être».

Du ruban adhésif pour retenir la suce

Une jeune mère d’Alma a plaidé coupable, mercredi, d’avoir mis la vie de son enfant de trois mois en danger. La femme, âgée de 19 ans au moment des faits, a utilisé du ruban adhésif pour retenir la suce de son nouveau-né.

C’est un intervenant en protection de l’enfance qui a découvert ce dispositif, lors d’une visite survenue en avril dernier. 

Après avoir cogné à plusieurs reprises sur la porte d’entrée du logement de la mère, les agents ont été accueillis par le colocataire de la maman, un « ami ». Le bébé de trois mois se trouvait emmitouflé dans de petites couvertures sur un lit qui se trouvait dans le salon. 

La température des lieux frôlait les 30 degrés et la couche de l’enfant « débordait ». Mais c’est la présence du ruban adhésif sur le visage qui a poussé les agents à retirer l’enfant des lieux. 

La jeune maman se trouvait dans une autre pièce à l’arrivée des intervenants. Elle a confié avoir utilisé le ruban adhésif à une autre reprise. C’était sa solution pour éviter que son enfant perde continuellement sa suce et se mette à pleurer.

Heureusement, le bambin n’a subi aucune conséquence des gestes de la mère. 

La jeune femme, aujourd’hui âgée de 20 ans, a admis ses torts, en plaidant coupable. Elle a cependant tenu à préciser certaines choses. 

« Pour la température du logement, ce n’est pas volontaire. Je demeure au dernier étage et les autres logements chauffent mon appartement. Je ne peux rien y faire. Et pour la couche, je l’avais changée une demi-heure avant », a témoigné la jeune femme. 

L’enfant vit maintenant avec ses grands-parents. L’adoption a été officialisée en décembre dernier. 

L’avocat de la jeune femme, Me Luc Tourageau, a demandé la confection d’un rapport présentenciel en vue des représentations sur sentence qui se tiendront en juillet au Palais de justice d’Alma. Est-ce que la jeune femme souffrait d’un postpartum au moment des gestes ? Il a été impossible d’en savoir davantage sur son état de santé et sur l’implication du père.