Le corps de la jeune étudiante portait des marques laissées par l’assassin.

Du nouveau dans le dossier du meurtre de Guylaine Potvin

Les enquêteurs auraient relancé le dossier du meurtre de Guylaine Potvin, cette jeune femme de 19 ans agressée sexuellement, battue et assassinée dans le sous-sol d’une résidence de chambres de Jonquière, le 28 avril 2000. Des informations en provenance du public seraient à l’origine de ce développement.

Le Quotidien a obtenu la confirmation que les enquêteurs des crimes majeurs de la Sûreté du Québec, en collaboration avec le Service de police de Saguenay (SPS) et le Service de police de la Ville de Québec (SPVEQ), analysent différentes pistes qui leur ont été soumises depuis quelques jours.

Guylaine Potvin n’avait que 20 ans au moment de sa mort.

Cette relance (l’enquête n’a jamais été fermée) surviendrait après la diffusion de l’émission J.E, sur les ondes de TVA, concernant le meurtre de la jeune femme originaire de Saint-Eugène-d’Argentenay, au Lac-Saint-Jean. Le drame était survenu au cours de la fin de semaine de Pâques.

Guylaine Potvin poursuivait ses études collégiales au Cégep de Jonquière.

Selon ce qu’il a été possible d’apprendre, les services de police auraient reçu des appels téléphoniques du public au lendemain de la diffusion de l’émission.

Le lieux du crime avait été passé au peigne fin par les policiers.

Comme cela se produit souvent lorsqu’une émission de télévision consacre du temps à une telle histoire, comme celle de Guylaine Potvin, des citoyens communiquent avec les services de police pour faire savoir qu’ils ont peut-être vu ou entendu des choses.

Il faut se souvenir qu’au matin du 28 avril 2000, après la découverte du corps, ce sont les enquêteurs de la police de Jonquière (à l’époque) qui avaient entrepris l’enquête.

Celle-ci avait ensuite été transférée aux enquêteurs des crimes majeurs de la Sûreté du Québec.

Des traces d’ADN avaient été découvertes sur les lieux du meurtre. Les policiers n’ont jamais été en mesure de relier cet élément de preuve à un individu impliqué par la suite dans d’autres crimes ou à quelqu’un déjà connu ou fiché dans les archives policières au Québec ou au Canada.

« Je ne peux pas dire si nous avons reçu de nouvelles informations dans ce dossier à la suite de l’émission de télévision. Ce que je peux dire, c’est que si c’est le cas, les enquêteurs des crimes majeurs contre la personne de la SQ analyseront et étudieront sérieusement les informations, comme ils le font chaque fois que cela se produit. Tout est passé au peigne fin », mentionne Hugues Beaulieu, porte-parole de la Sûreté du Québec au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Il faut savoir que ce même individu avait aussi laissé des traces d’ADN lorsqu’il a récidivé dans la région de Québec quelques mois après avoir assassiné Guylaine Potvin.

Il avait utilisé le même modus operandi. Il avait agressé et battu une femme de 20 ans à Québec et l’avait laissée pour morte.

En raison de la proximité des deux affaires, la SQ, le SPS et le SPVQ travaillent en collaboration et s’échangent des informations.

Suspects

Malgré tous les efforts menés depuis plus de 18 ans, l’assassin court toujours.

Quelques suspects ont été identifiés au fil des années, mais l’ADN n’a jamais permis de relier ces individus au meurtre de Guylaine Potvin.

L’arrestation de Charles-Sylvain Trépanier, cette semaine, dans la région de Québec, relance à nouveau la possibilité que l’individu de 40 ans puisse être relié à l’histoire de Jonquière.

Trépanier a été arrêté au terme d’une enquête de sept ans. Il aurait abusé sexuellement de femmes dans leur sommeil.

Cyndi Paré, du bureau de la division des communications du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), mentionne qu’il n’y a aucun lien à faire pour le moment entre cet individu et les événements de Jonquière (Guylaine Potvin) et Québec, en 2000.