Drame familial à Lac-Bouchette: le fils accusé de meurtre au deuxième degré

Jonathan Girard est accusé du meurtre au deuxième degré de son père Sylvain. Les accusations sont tombées vendredi matin au Palais de justice de Roberval.

L’homme de 37 ans n’était pas présent devant le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, étant toujours hospitalisé à Québec pour soigner des blessures et des brûlures causées par l’incendie de son chalet, le dimanche 16 décembre, à Lac-Bouchette, au Lac-Saint-Jean.

En plus du chef d’accusation de meurtre au second degré, Jonathan Girard a aussi été accusé d’avoir allumé intentionnellement un incendie sans se soucier des conséquences et d’outrage envers un cadavre.

Sur sa page Facebook, son message d’accueil dit pourtant que « la famille, le respect et l’honneur et le bien l’emporte (sic) sur le mal ».

Mais le 16 décembre, Jonathan Girard, dont les intérêts sont représentés par Me Julien Boulianne, aurait allumé un incendie dans son chalet du chemin du Barrage à Lac-Bouchette.

Il appert qu’il aurait voulu camoufler le meurtre de son père avec cet incendie volontaire, car celui-ci aurait été atteint auparavant d’un projectile d’une arme à feu.

À l’arrivée des policiers de la Sûreté du Québec (SQ), Girard aurait menacé les policiers et aurait tenté de les empêcher de faire leur boulot. Il a d’ailleurs été accusé pour ces événements mercredi après-midi au Palais de justice de Roberval.

C’est en fouillant les décombres que les pompiers de la municipalité de Lac-Bouchette ont trouvé le corps d’un homme de 64 ans et ont rapidement constaté que celui-ci avait été victime d’un homicide.

Les enquêteurs ont alors mis la main sur Jonathan Girard et l’ont considéré comme le principal suspect dans cette affaire de meurtre.

Mais l’homme de 37 ans se trouvait aussi dans un état de santé précaire. Il a été transporté d’urgence vers un hôpital de Québec afin de soigner ses blessures et ses brûlures.

« Il s’est dit très peu de choses au tribunal vendredi matin, car le dossier est de juridiction exclusive de la Cour supérieure du Québec. Le dossier a été reporté au 28 janvier pour l’enquête préliminaire, mais sans assignation », a commenté le criminaliste, dont le client compte quelques antécédents judiciaires remontant à plusieurs années.

« Nous allons prendre connaissance de la preuve et nous rencontrerons notre client qui est toujours hospitalisé pour des raisons de santé physique, je le répète, avant de prendre position », ajoute Me Boulianne, qui a pu discuter à plusieurs reprises avec son client.

Il est encore trop tôt pour déterminer la date où Jonathan Girard pourra sortir de l’hôpital et être amené à la prison de Roberval en attendant la suite des procédures.

Questionné à savoir si les enquêteurs avaient pu rencontrer le suspect, le criminaliste a préféré ne pas répondre. Il n’a donc pas été possible de savoir si les enquêteurs ont pu discuter avec le suspect pour tenter de comprendre ce qui aurait pu le pousser à agir ainsi.

Il faut savoir qu’une affaire de meurtre devrait être entendue devant un juge de la Cour supérieure du Québec et un jury de 12 personnes. Les avocats en défense hésitent souvent à commenter le dossier afin de ne pas contaminer les éventuels jurés.