Dolbeau-Mistassini: plus d'interventions pour le service incendie

Le nombre d'interventions effectuées par le service incendie de Dolbeau-Mistassini et du secteur Est de Maria-Chapdelaine a augmenté en 2016 et le nombre de fausses alarmes est toujours élevé.
En effet, le service a effectué 153 interventions comparativement à 140 en 2015. Au chapitre des incendies de bâtiments, les pompiers ont dû en combattre 33. Ces incendies ont engendré des pertes matérielles de 290 000 $. Ce qui n'est pas élevé selon le directeur du service, Daniel Cantin. « Ça représente des pertes par habitant de 19,65 $ (2016) comparativement à 48,95 $ (2013) en moyenne au Québec. Pour un coût du service incendie par habitant de 82,92 $ comparativement à 124,98 $ au Québec. Ça démontre l'efficacité de notre service. »
Dans la moitié des cas, c'est une défectuosité électrique ou mécanique qui est en cause. Un incendie a été classifié criminel tandis qu'un seul est dû à une erreur humaine. Ce qui représente une proportion de 5 % alors que la moyenne provinciale est de 25 %. « En prévention, on peut agir sur les comportements, mais c'est beaucoup plus difficile de prévenir une défaillance mécanique. En reléguant l'erreur humaine à une cause mineure d'incendie sur le territoire, on démontre toute l'importance de nos activités de sensibilisation. En 2011, nous étions à 44 % de cause humaine et à 5 % en 2016 », a signalé Daniel Cantin.
D'ailleurs, l'équipe de prévention ne lésine pas sur cet aspect. Ce sont plus de 2000 visites qui ont été réalisées dans des résidences et commerces pour vérifier les dispositifs de sécurité. De plus, 106 plans d'intervention ont été effectués ainsi que de nombreux exercices d'évacuation.
Par ailleurs, les sapeurs sont intervenus à cinq reprises pour faire des sauvetages et ont été appelés à six occasions pour l'utilisation des pinces de désincarcération lors d'accident de la route.
Fausses alarmes
Le problème des fausses alarmes est toujours présent à Dolbeau-Mistassini et dans les municipalités voisines. Le service en dénombre 38 en 2016. « Chaque fois que nos équipes sortent sans raison, ce sont des coûts pour les contribuables, et nos schémas de couverture de risques nous obligent à déployer chaque fois toute notre force de frappe. Dans les prochaines années, il faudra travailler en collaboration avec les détenteurs de systèmes d'alarme, principalement les secteurs commercial et institutionnel, pour améliorer notre bilan à cet égard », souhaite le président du service, Richard Hébert.
Rappelons que l'année 2016 a été particulièrement chargée avec la construction de la nouvelle caserne qui a été inaugurée cette année.