Dix mois de prison pour une attaque sauvage au Doolys de Chicoutimi

Les efforts de réhabilitation de William Saint-Pierre ne lui auront pas évité l’incarcération. Le Saguenéen de 26 ans, qui avait sauvagement battu un homme au bar Le Doolys de Chicoutimi, a écopé de 10 mois de prison. Le juge de la Cour du Québec Paul Guimond a qualifié l’attaque de gratuite et d’une grande violence et n’eût été la reprise en main de l’accusé, c’est le pénitencier qui l’attendait.

William Saint-Pierre avait été reconnu coupable de trois crimes violents, notamment cette attaque qui avait eu lieu dans la nuit du 27 novembre 2017, au Doolys de Chicoutimi. Ce soir-là, Saint-Pierre et son ami Alexandre Tremblay avaient battu le copain d’une serveuse pour aucune raison apparente. La victime était inconsciente et ne respirait plus lorsque les ambulanciers avaient été appelés sur les lieux. L’homme avait repris connaissance dans l’ambulance, mais a souffert d’un traumatisme crânien. Alexandre Tremblay avait écopé de 12 mois de prison.

William Saint-Pierre avait été arrêté de nouveau au cours de l’année 2018 pour avoir giflé sa copine de l’époque et l’avoir traînée par les cheveux et pour avoir assené un coup de poing à un autre individu. Il avait également été épinglé avec de la cocaïne et des amphétamines.

Le cas de William Saint-Pierre avait fait l’objet de débat entre dissuasion et réhabilitation, lors des observations sur la peine.

C’est que William Saint-Pierre avait un parcours de vie sans tache jusqu’à ce qu’il soit épinglé pour conduite avec les facultés affaiblies, en 2017. Le jeune homme faisait alors des études pour devenir policier. Son rêve anéanti, l’individu avait ensuite commencé à consommer, tout en commettant une série de crime de violence. Il a cessé de consommer à l’automne 2018 et s’est repris en main. Son rapport présentenciel était également particulièrement positif.

La défense avait demandé au juge Guimond une sentence alternative à l’emprisonnement, comme une peine en collectivité en discontinue ou des travaux communautaires. Mais le juge Guimond s’est plutôt rangé du côté de la dissuasion, affirmant que ce genre d’attaque gratuite ne pouvait résulter par une condamnation autre que la détention ferme.

«L’assaut est tel que la victime est en insuffisance respiratoire lors de l’arrivée des policiers. Je ne peux occulter la gravité des gestes posés et je ne peux accepter la gymnastique proposée par l’avocat de défense», a déclaré le juge Guimond.

Le magistrat a toutefois convenu que la reprise en main de l’accusé devait être prise en compte et a souligné que le risque de récidive était faible et que Saint-Pierre avait des remords sincères.

«N’eut été cette reprise en main, c’est une peine de pénitencier qui l’attendait», a ajouté le juge Paul Guimond.

Le jeune homme, qui était en liberté en attente de sentence, a été conduit à la prison de Roberval.