Les policiers de la Sûreté du Québec ont passé au peigne fin la pharmacie de Saint-Nazaire, mercredi matin, pour trouver des indices sur l’identité du ou des voleurs.

Deux vols de narcotiques en trois jours

Une bonne quantité de narcotiques, dont des antidouleurs, a été dérobée dans deux pharmacies du Lac-Saint-Jean au cours des derniers jours.

Un premier vol est survenu à la pharmacie Familiprix du secteur Saint-Coeur-de-Marie, à Alma, tôt dimanche matin. Un deuxième cambriolage s’est produit dans la nuit de mardi à mercredi dans la succursale Familiprix de Saint-Nazaire. Dans les deux cas, le modus operandi est le même. Le ou les voleurs ont cassé une fenêtre pour s’introduire à l’intérieur et voler des narcotiques.

Parmi les médicaments dérobés, on retrouve de l’oxycodone, de l’hydromorphone et du fentanyl. Il s’agit de puissants antidouleurs. Des comprimés de Cialis ont également été volés. 

« Ce sont des narcotiques qui sont en demande sur le marché noir. En voyant la fenêtre cassée, j’ai tout de suite pensé à un vol de médicaments. Ça arrive de plus en plus dans notre domaine », répond Marc Plourde, gérant de ces deux pharmacies qui appartiennent aux mêmes actionnaires.

En effet, les cambriolages de pharmacies sont de plus en plus fréquents au pays. Cible de choix pour les toxicomanes et trafiquants de drogues, les pharmacies devraient-elles mieux sécuriser leur comptoir de médicaments ? « Il y a deux méthodes, deux façons de penser en ce moment. Il y a ces pharmacies qui regroupent tous les narcotiques dans une armoire barrée. Et il y a le mélange des médicaments sur les tablettes. Ça devient alors plus difficile pour les voleurs de trouver rapidement les narcotiques », commente M. Plourde, qui ne pouvait pas donner plus de détails sur les deux événements pour éviter de nuire à l’enquête. 

Les policiers et techniciens en identité judiciaire étaient d’ailleurs dans la pharmacie de Saint-Nazaire, mercredi matin, pour passer au peigne fin la scène de crime. La succursale a pu rouvrir en fin de matinée.

Au moment d’écrire ces lignes, aucun suspect n’avait encore été appréhendé.

Dans les deux vols, le modus operandi est le même. Le ou les malfaiteurs ont cassé une fenêtre pour s’introduire à l’intérieur de la pharmacie.