Jean-Philippe Blanchette.

Deux procès devant le jury prévus

Les dossiers de Marie-Pier Normand-Lejeune, qui a jeté son bébé naissant dans une poubelle et celui de Jean-Philippe Blanchette, dont la conjointe est morte alors qu'il conduisait en état d'ébriété, devraient connaître leur dénouement au cours des jours et des semaines à venir.
Marie-Pier Normand-Lejeune.
À compter de mardi, les palais de justice d'Alma et de Chicoutimi seront très occupés en septembre avec deux procès prévus devant un juge de la Cour supérieure du Québec et un jury de 12 personnes.
À Alma, la juge Manon Lavoie a été désignée pour diriger le procès devant jury de la jeune femme qui s'est débarrassée de son bébé naissant le 22 février 2015. 
Alors âgée de 20 ans, Normand-Lejeune a donné naissance à l'enfant, mais l'aurait immédiatement mis dans un sac de plastique et demandé à son conjoint de l'époque (l'homme s'est enlevé la vie depuis) de jeter le contenu aux poubelles.
L'accusée, dont les intérêts sont représentés par Me Marie-Ève St-Cyr et Me Xavier Jean-Gagnon, de l'Aide juridique, a vu Me Nicole Ouellet, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) déposer une accusation de meurtre au deuxième degré.
En temps normal, les procureurs devraient débattre de quelques points de droit mardi, alors que les candidats jurés devraient être sélectionnés dans la journée du jeudi 7 septembre.
Mais selon ce qu'il a été possible d'apprendre, le greffe de la Cour supérieure du Québec n'aurait pas fait parvenir les avis de convocation à environ 150 candidats potentiels. 
Cela pourrait dire que le dossier se réglera dès le 5 septembre. Il est possible que l'accusée soit acquittée des accusations déposées contre elle. Marie-Pier Normand-Lejeune pourrait aussi plaider coupable à l'acte d'accusation déposée contre elle ou encore à une accusation moindre qui pourrait être un infanticide.
Incarcérée depuis le 20 février 2015 depuis un peu plus de 30 mois (total de 45 mois en temps préventif), elle devrait donc savoir à quoi s'en tenir pour son avenir à court terme.
Facultés affaiblies
Dans un autre ordre d'idées, le Chicoutimien Jean-Philippe Blanchette subira son procès devant un juge et un jury de 12 personnes à compter du lundi 11 septembre.
Blanchette était au volant de son Jeep Wrangler, le soir du 18 août 2014, lorsqu'il s'est rendu sur un terrain au bout de la rue Jobin, à Chicoutimi. Le véhicule s'est renversé et sa conjointe, Kathleen Haché-Binette, a perdu la vie. Blanchette conduisait en état d'ébriété. Il est accusé de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort, lui qui possède un antécédent de conduite sous l'effet de la boisson.
Le juge Denis Jacques, de la Cour supérieure du Québec, a convoqué Me Jean-Sébstien Lebel (Couronne) et Me Luc Tourangeau (défense) pour mardi afin de débattre de divers points de droit.
Les candidats jurés seront rencontrés dans la journée du lundi 11 septembre, après quoi le procès pourra débuter.
Les parties ont prévu environ trois semaines de procédures.