Le palais de justice de Chicoutimi

Deux présumés trafiquants de drogue en liberté

Deux présumés trafiquants de drogue arrêtés dans le cadre de l’opération NOCIF, Marc-André Dallaire, de Saint-Bruno, et Maxime Martel, de Métabetchouan, ont pu reprendre leur liberté, vendredi matin, à la suite de l’enquête caution qui s’est poursuivie au Palais de justice de Chicoutimi devant la juge Sonia Rouleau.

Les deux hommes accusés de complot, de trafic de stupéfiants, de possession dans le but de faire le trafic de cannabis et autres substances et de possession d’armes à feu, le tout dans le cadre d’activités criminelles organisées par un groupe de motards, ont pu bénéficier de la clémence de la cour en raison de changements de comportements observés lors de l’enquête sur caution.

Toutefois, ils devront observer de sévères et multiples conditions imposées par la juge en attendant leur procès. Parmi elles, il est interdit aux deux individus de communiquer avec une vingtaine de personnes mises en état d’arrestation lors de l’opération NOCIF. De plus, des membres de leur entourage ont dû s’engager financièrement en cas de bris de condition. Dans le cas de Marc-André Dallaire, la caution exigée sans débourser est de 16 000 $ tandis que Maxime Martel et ses proches se sont engagés pour 19 000 $.

En rendant sa décision, la juge Rouleau a mentionné que Martel a plusieurs antécédents criminels à son dossier depuis 2004, parmi lesquels on retrouve des bris de conditions pour lesquels il a été condamné.

Pour ce qui est de Dallaire, il n’avait pas d’antécédent accumulé depuis 2009, il a terminé ses études et il travaille depuis juillet dernier. 

La cour a considéré le fait que Martel se bat pour reprendre sa vie en main après avoir complété une thérapie pour sa dépendance à la morphine et déniché un emploi malgré le fait qu’il ait avoué avoir consommé une drogue sur une base récréative sous forme de valium, un aveu que la juge a qualifié de surprenant. 

Bien que les deux hommes sont soupçonnés d’avoir commis des crimes graves en présence d’une preuve solide et impressionnante, qu’ils sont sous probation et ont à leur passif de lourds antécédents, la juge Rouleau a mentionné que la jurisprudence n’autorise pas le tribunal à imposer automatiquement la détention.

Par rapport aux cas cités, elle a mentionné que la situation est différente puisque les deux hommes ont fait preuve de volonté de changer. « Aucun élément ne me permet de croire qu’ils ont poursuivi leurs activités criminelles. Je rappelle la présomption d’innocence qui prévaut pour tout individu. Le tribunal ne peut présumer qu’ils seront condamnés. Les garanties offertes sont solides. »

Après avoir livré sa décision, la juge s’est adressée aux accusés pour leur dire qu’ils connaissent les lourdes conséquences de leurs gestes pour eux et leurs proches en cas de bris de probation.